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Londres

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Drapeau Angleterre





On l'imagine guindée dans son tweed, mais à côté d'elle, Paris n'est qu'une provinciale coincée. À 2 h 15 de trajet de la capitale française, Londres apparaît comme une ville-monde, métropole énorme, grouillante, éclatée, déchaînée, moderne, vibrante, chaude et qui n'est plus seulement anglaise, mais réellement cosmopolite. La capitale britannique a franchi le millénaire en se payant une véritable cure de jouvence, s'offrant un lifting architectural spectaculaire et affirmant son rôle de mégalopole multiculturelle et multiraciale. Mentionnez n'importe quel adjectif et vous êtes à peu près certain qu'il correspond à un quartier. Avec plus de 50 nationalités parlant plus de 300 langues, des musées et des galeries par centaines, des parcs gigantesques, et des pubs et des restos par milliers, il y en a vraiment pour tout le monde. Ici, vous êtes sûr de trouver ce que vous cherchez, mais cette abondance a son coût : la vie à Londres est devenue horriblement chère et les conditions d'hébergement pour les budgets modestes se sont considérablement dégradées. Le prix de l'immobilier dépasse ainsi celui de New York ou de Tokyo. Qu'importe. À mi-chemin entre l'Europe et New York, Londres reste une capitale insolite, magique et enivrante qui vous offrira un dépaysement non-stop pour vous éclater en douceur.

Carte d'identité

Londres est la capitale et la plus grande ville du Royaume-Uni. Elle est également la capitale de la région Angleterre et le chef-lieu du comté du Grand Londres, l'un des quarante-six comtés d'Angleterre. Londres est la plus grande métropole européenne.

- Superficie de la commune : 1 580km².
- Population : 2,7 millions d'habitants pour la ville proprement dite, 7,5 millions d'habitants pour le comté du Grand Londres et plus de 12 millions pour l'aire d'influence.
- Densité : 4 747 habitants/ km².
- Nombre de circonscriptions administratives (boroughs) : il y en a 13, Kensington, Chelsea, City of Westminster, Camden, Islington, Hackney, Tower Hamlets, Greenwish, Lewisham, Southwark, Lambeth, Wandsworth et City of London.
- Monnaie : livre sterling (£). En 2007, 1 £ = 1,50 euros
- Fleuve : Tamise.
- Maire : Ken Livingstone, alias Ken le « Rouge », premier maire de la capitale (élu en 2000) sans étiquette, mais proche des communistes.
- Langues : l'anglais est bien sûr la langue officielle, mais plus de 300 langues sont parlées à Londres.
- Taux de chômage :5,5 % en 2007.

Infos pratiques

Renseignements touristiques

En France

- Office du tourisme de Grande-Bretagne : BP 154-08, 75363 Paris Cedex 08. Tél. : 01-58-36-50-50. Internet : www.visitbritain.fr. Pas d'accueil du public, informations par téléphone ou Internet. Envoi de documentation. Très pro et plein d'infos à disposition.
- Consulat de Grande-Bretagne : 16, rue d'Anjou, 75008 Paris. Tél. : 01-44-51-31-00. Internet : www.britishembassy.gov.uk. M. : Concorde. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 16 h 30.
- The British Council : 9, rue de Constantine, 75007 Paris. Tél. : 01-49-55-73-00. Internet : www.britishcouncil.fr. M. : Invalides. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 17 h 30. Fermé les jours fériés, à Noël et début août. Pour son atmosphère feutrée et aimable, très anglaise. Journaux, livres, références, discothèques.

À Londres

- Britain & London Visitor Centre : 1 Regent Street, SW1Y 4NR. Tél. : 0208-846-90-00. Internet : www.visitbritain.fr. M. : Piccadilly Circus. Ouvert du lundi de 9 h 30 à 18 h 30, du mardi au vendredi de 9 h à 18 h 30, le week-end de 10 h à 16 h (17 h le samedi de juin à september). Grand centre qui regroupe plusieurs services concernant Londres et l'Angleterre. Personnel sympathique, multilingue. Documentation générale gratuite
- Tourist Information Centres : tél. : 08701-566-366. Internet : www.visitlondon.com. Ils ne s'occupent que de Londres. Le principal est au Britain Visitor Centre, cité ci-dessus.
- Centre français Charles-Péguy : Devonshire House, 164-168 Westminster Bridge Road, London SE1 7RW. Tél. : 0207-437-83-39. Internet : www.cei-frenchcentre.com. M. : Waterloo ou Westminster. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 16 h 30 (le jeudi de 13 h 30 à 18 h). Endroit sympa où l'on aide les gens qui restent longtemps à Londres à trouver un job, un stage, un séjour au pair, un hébergement. Cours de langues. Donne aussi des renseignements sur la Sécu, les contrats de travail, etc. Fournit des listings de B & B et toutes sortes d'infos. Borne Internet, photocopieuses, fax, etc. Pour obtenir tout cela, il faut prendre la carte du Centre (50 £, soit 75 euros€, valable 1 an), avoir de 18 à 30 ans et avoir le projet de résider au moins 2 mois en ville.
- Consulat de France : 21 Cromwell Road, SW7 2EN. En face du Natural History Museum. Service des visas : 6A Cromwell Place. Dans la rue perpendiculaire à Cromwell Road, sur le côté du bâtiment. Tél. : 0207-073-12-00. Internet : www.consulfrance-londres.org. M. : South Kensington. Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 45 à 12 h (11 h 30 le vendredi) ; sur rendez-vous, accueil jusqu'à 17 h 15 (15 h 30 le vendredi). Service culturel : 23 Cromwell Road.
- Ambassade de France : 58 Knightsbridge, SW1X 7JT. Tél. : 0207-073-10-00. Internet : www.ambafrance-uk.org. M. : Knightsbridge.

London Pass

C'est un passeport touristique qui donne accès à une soixantaine d'attractions londoniennes et qui offre des réductions dans certains restaurants et théâtres. Le London Pass est particulièrement intéressant dans les lieux très touristiques car une voie d'entrée est réservée à ses détenteurs, ce qui évite les longues files. Comptez 54 euros pour un jour, 69 euros pour 2 jours et 85 euros pour 3 jours (tarifs réduits pour les moins de 15 ans, prix avec transport). Achetez-le si vous comptez visiter de nombreux sites, car dans une ville aussi chère que Londres, ce pass sera vite rentabilisé. Disponible sur www.londonpass.com.

Formalités

Le Royaume-Uni fait partie de l'Union Européenne mais pas de l'Espace Schengen. Attendez-vous donc à de longues formalités et à des contrôles (qui n'ont plus cours dans les autres pays d'Europe). Le passeport ou la carte nationale d'identité en cours de validité est obligatoire.
Les mineurs doivent se munir d'un passeport en cours de validité, et d'une autorisation parentale de sortie du territoire s'ils ne possèdent que la carte d'identité
Au niveau de la voiture, permis de conduire national, carte grise, carte verte et n'oubliez pas le F (le B ou le CH) à l'arrière du véhicule.
Sachez aussi que la quarantaine des animaux a été abolie en 2000. Ce qui ne les soustrait pas à quelques contrôles, notamment au niveau des vaccins qui doivent être refaits six mois avant le voyage.
Une attestation anti-tiques et antipuces effectuée 24 à 48 h avant le départ est demandée. Attention : l'entrée des animaux est interdite via l'Eurostar. Renseignements : www.britishembassy.gov.uk. Seuls les visiteurs de plus de 17 ans sont autorisés à importer ou exporter du tabac ou de l'alcool (800 cigarettes maximum).

Argent

La Grande-Bretagne fait bien partie de l'Europe mais pas de la zone Euro (Espace Schengen). Les Britanniques s'accrochent à leur livre sterling, divisée en 100 pence. Si vous venez de France, vous devrez donc changer votre monnaie dans les bureaux de change, les banques ou les postes. Les bureaux de change sont nombreux et ouvrent tard, mais pratiquent des taux médiocres.
Si vous possédez une carte de paiement internationale, vous pouvez retirer de l'argent dans un distributeur automatique de billets, mais attention : il y a un plafond autorisé et une commission fixe à chaque retrait ; tâchez donc d'en faire le moins souvent possible. Dans certaines boutiques, les paiements par carte bancaire entraînent une majoration d'environ 5 % sur le prix de vente.

Budget

Londres est définitivement devenue la ville la plus chère d'Europe.
L' hébergement, en particulier, est littéralement hors de prix. La demande dépasse largement l'offre et la conséquence en est que, à prix moyens, le niveau des prestations hôtelières est globalement décevant : chambres exigues, propreté limite, déco inexistante, salles de bains d'une autre époque, personnel sous-payé et peu motivé, petit déj riquiqui. Des B & B convenables à prix modérés existent en grande banlieue, mais la perte de temps en déplacements et le coût des transports ne rendent pas ce choix avantageux. Il faudra donc faire une croix sur l'idée d'un séjour londonien cosy et élégant, à moins d'y mettre le prix.
Finalement, et ce n'est pas vraiment notre cup of tea traditionnelle, si vous en avez les moyens, ce sont les hôtels affiliés aux chaînes, qui offrent le meilleur rapport qualité-prix. Il est vrai qu'ils sont soumis à des critères de qualité assez rigoureux. Mais dans ce cas, le prix d'une chambre double démarre facilement à 80 £ (120 euros).
La plupart des hôtels proposent des chambres familiales, pour 2, 4 (appelées ici des « quads »), voire 6 personnes. Il arrive que cela soit à peine plus cher (voire moins cher) qu'une piaule en AJ où il faudra, de toute façon, compter 20 £ (30 euros) par personne, pour des prestations très basiques et un confort des plus rudimentaires.

Côté restauration, c'est un peu plus simple. On trouve des restaurants sympas et bon marché dans les quartiers populaires, et même quelques-uns dans le centre. N'hésitez pas, si le cœur vous en dit, à vous rendre dans les chaînes de restaurants qui vous garantissent une même qualité et des prix identiques aux quatre coins de Londres. Globalement, sans être trop exigeant, vous pouvez vous nourrir pour moins de 10 £ mais les prix pour un repas convenable seront généralement compris entre 10 £ et 18 £(15 euros et 27 euros€).

De nombreux musées sont gratuits, sauf ceux du royaume et les musées privés dont les prix sont parfois exorbitants comme la Tour de Londres et le musée de Madame Tussaud. De nombreux monuments sont payants et assez chers.

Enfin, prévoyez un gros budget pour la vie nocturne à Londres, autour de 20 £ (30 euros€).

Hébergement

Répétons-le : la situation du logement à Londres est dramatique. Il est très difficile voire impossible de trouver un toit vraiment bon marché car les hôtels pratiquent des tarifs prohibitifs pour un niveau de confort et de propreté souvent bas : chambres exiguës, propreté limite, déco inexistante, salles de bains d'une autre époque, personnel sous-payé et peu motivé, petits déjeuners riquiqui, etc.
Le tableau est assez sombre et fait la désolation des responsables officiels du tourisme. Des Bed & Breakfast convenables à prix modérés existent en grande banlieue, mais la perte de temps en déplacements et le coût des transports ne rendent pas ce choix vraiment avantageux. Finalement, si vous en avez les moyens, ce sont les hôtels affiliés aux chaînes qui offrent le meilleur rapport qualité-prix. Il est vrai qu'ils sont soumis à des critères de qualité assez rigoureux.
Néanmoins, même chers, les hôtels et les AJ sont pris d'assaut en haute saison : pensez à réserver. Plus vous vous y prendrez à l'avance, moins vous paierez cher. Une bonne solution consiste à faire réserver un lit ou une chambre par les nombreux organismes dont c'est le métier. Tous les offices du tourisme (LTB) et le Britain Visitor Centre ont un service de réservation. Ils perçoivent une commission, moins élevée pour les réservations dans les AJ que dans les B & B.
Enfin, dernier petit détail : une chambre en suite dispose d'une salle de bains, une chambre standard non.

Les auberges de jeunesse

Elles peuvent être officielles (Official Youth Hostels) ou indépendantes (Independent Youth Hostels). Les AJ officielles sont au nombre de sept à Londres. Il n'y a pas de limite d'âge et la carte est recommandée (prix plus élevé pour les non-adhérents). Les AJ officielles constituent une bonne solution pour les petits budgets, même si elles ne sont pas toujours bien situées et si certaines d'entre elles pratiquent un couvre-feu. Un système de réservation en ligne international est disponible sur www.hostelbooking.com. Avantages : on peut réserver (et payer sans frais) depuis la France, six nuits maximum et jusqu'à six mois à l'avance.
Les AJ indépendantes se multiplient depuis quelques années dans Londres car elles sont moins chères que les AJ officielles et n'exigent pas de carte de membre. Elles sont souvent situées dans des coins agréables et dans de belles maisons bourgeoises. On loge en dortoirs de 4 à 15 lits. Pas de couvre-feu, cuisine à disposition. Seul bémol, la propreté, car les draps ne sont pas toujours impeccables. Les AJ indépendantes restent ouvertes toute la journée. Les prix varient entre 12 et 20 £ environ (18 à 30 euros) par personne.

Les Student Halls

En principe réservés aux étudiants (avoir sa carte), mais ils acceptent souvent tout le monde. Ce sont des résidences universitaires qui sont vides pendant l'été et à Pâques. Généralement, logement en chambres individuelles, avec douche extérieure. Pas toujours charmant et pas vraiment donné. Compter de 20 à 26 £ (30 à 39 euros) par personne.

Les Bed & Breakfast

L'été, certains B & B ne sont pas plus chers que l'AJ quand on est 3 et qu'on n'a pas sa carte des AJ. N'écartez donc pas cette solution. Hors saison, il y a toujours moyen de négocier 1 ou 2 £(1,50 à 3 euros) pour une chambre si on reste 2 ou 3 jours. Par définition, le petit déjeuner est toujours inclus, même si l' English breakfast commence à être systématiquement remplacé par le continental breakfast. Les B & B sont toujours chers pour une personne. Le prix moyen pour 2 varie de 30 à 50 £ (45 à 75 euros€) environ, en fonction du confort. Mais dès que la douche est à l'intérieur, avec un minimum de déco, les prix explosent littéralement : entre 70 et 100 £ (105 et 150 euros€).

Hôtels de chaîne

Ce n'est pas dans notre habitude de conseiller les hôtels de chaîne car ils se ressemblent tous ou presque de Londres à Honolulu. Mais ils sont soumis à des règles d'hygiène strictes ce qui n'est vraiment pas un luxe à Londres tant la situation est épouvantable. Bien sûr il faudra y mettre le prix : rien au-dessous de 80 £ (120 euros€).

Les campings

On ne considère pas que le camping à Londres soit la meilleure solution. Bien que très bien équipés et accessibles par le métro, les terrains sont éloignés du centre et pas toujours pratiques. Seuls les gens disposant d'un véhicule pourront y trouver un avantage (et encore).

Pourboires

La coutume veut que le client laisse environ 10 à 15 % de pourboire dans un restaurant. Ne dérogez pas à cette règle quasi légale. Un oubli vous ferait passer pour un grossier personnage. Bien sûr, si le service est mauvais, vous pouvez réduire cette somme, mais il faut alors faire part de vos remarques au responsable. Certains restaurants incluent le service dans l'addition. La règle des 10 % vaut également dans les taxis.

Jours fériés

Jour de l'An (le Tout-Londres se donne rendez-vous à Trafalgar Square), Good Friday (Vendredi saint), lundi de Pâques, May Day Holiday (1er lundi de mai), Spring Bank Holiday (lundi de Pentecôte), Summer Bank Holiday (dernier lundi d'août), Noel et Boxing Day (26 décembre).

Activités

Fêtes, festivals et manifestations

- Parade du 1er janvier : de Parliament Square à Berkeley Square en passant par Whitehall, Trafalgar Square et Piccadilly, grand défilé costumé regroupant plus de 100 sociétés. Le Tout-Londres a rendez-vous la veille à minuit à Trafalgar Square.
- Saint Patrick's Day :le 17 mars. La fête du saint patron des Irlandais est particulièrement célébrée à Londres, qui compte la 3e plus grande population d'origine irlandaise du monde après New York et Chicago. Parade irlandaise, festival autour de South Bank et, bien sûr, Guinness dans tous les pubs.
- Oxford & Cambridge Boat Race :le premier samedi d'avril, sur la Tamise (vers Hammersmith et Mortlake), a lieu la fameuse course d'avirons entre les deux universités mythiques et rivales.
- Mois des musées et des galeries :en mai, de nombreux événements spéciaux sont programmés simultanément dans les musées nationaux.
- Trooping the Colour : la Reine Elisabeth II est née le 21 avril 1926, mais on fête traditionnellement son anniversaire le second samedi de juin. Parade des Horses Guards au grand complet entre Buckingham Palace et le quartier des gardes à Whitehall. Tous les fastes de la couronne et les traditions anglaises sont affichés lors de ce prestigieux défilé haut en couleur.
- Carnaval jamaicain de Notting Hill :le dimanche et le lundi (férié) du dernier week-end d'août. Créé à la suite des émeutes raciales qui ont secoué Londres dans les années 1950, c'est le plus grand carnaval jamaicain d'Europe. Steel bands et DJs envahissent les rues autour de Portobello pendant 2 jours et l'on y danse aux rythmes de la socca, musique des Caraibes, de la techno, du reggae, etc. Le carnaval de Notting Hill, c'est aussi et surtout un défilé de toute beauté à ne pas manquer. Le dimanche est généralement considéré comme « le jour des enfants », alors que le lundi, dernier jour de la fête, rassemble environ un million de personnes. Ambiance exotique garantie.
- Spectacle et défilé du Lord Mayor (lord-maire) : le 2e samedi de novembre. Le Lord Mayor's Show est une tradition qui remonte au XIIe siècle. Le Lord-Mayor traverse la ville de Guidhall aux Royal Courts of Justice dans un carrosse digne de celui de la Reine. Le soir, un feu d'artifice est généralement tiré d'une péniche entre Waterloo Bridge et Blackfriars Bridge.

Spectacles et sorties

Musique

Une visite londonienne digne de ce nom inclut forcément un ou plusieurs concerts. Vous avez l'embarras du choix vu le nombre de salles. L'excellent Time Out vous facilitera le travail grâce à son calendrier hebdomadaire, classé par genres musicaux.
Au niveau de la musique classique, Londres compte sept grandes salles prestigieuses : Barbican Hall, English National Opera, Purcell Room, Queen Elizabeth Hall, Royal Albert Hall, Royal Festival Hall, Royal Opera House. On vous conseille de réserver bien à l'avance.

Boîtes de nuit

Les boîtes de nuit branchées apparaissent et disparaissent à une vitesse vertigineuse, mais certaines existent néanmoins depuis des années comme le mythique Ministry of Sound. Dans tous les cas, il y en a pour tous les goûts. La plupart des boîtes sont fermées le dimanche soir. N'oublions pas ce genre hybride de clubs, les DJ-Bars, mi-bar, mi-boîtes, qui se multiplient comme des petits pains. On s'y retrouve pour boire un verre, pour écouter un groupe ou un DJ. C'est cool, un peu plus chaleureux et surtout deux fois moins cher.

Théâtres et comédies musicales

La plupart des théâtres sont dans le West End. Ils jouent généralement du « boulevard » et des comédies musicales, mais aussi quelques pièces qui ont percé dans les « Fringe Theatres » (théâtre de banlieue). Au niveau des comédies musicales, le West End de Londres n'a pas grand chose à envier à Broadway. Mais ce prestige à un prix : les pièces du West End sont aujourd'hui les plus chères et leurs billets les plus difficiles à obtenir. Beaucoup de petits théâtres, malgré les difficultés financières et les coûts de production, présentent des spectacles de tout premier ordre et font de Londres probablement la capitale mondiale du théâtre expérimental.

Les pubs

De tradition typiquement britannique, le pub est le lieu de rencontre par excellence. On y vient pour y passer un joyeux moment de détente et de discussion. En général, il y a plusieurs salons : public bar, lounge bar, saloon bar, private bar. Les pubs ont souvent conservé leur vitrine en verre dépoli, de vieilles boiseries noircies et patinées, des lumières faiblardes et de beaux cuivres. Vous apprécierez les pubs pour le cadre authentique, l'atmosphère originale, les bonnes bières, les tenanciers hors du commun, la bouffe correcte et pas chère, la musique, etc. Par tradition, les hommes commandent toujours une pint (environ un demi-litre) et les femmes half a pint (la moitié) parce que « it's more socially acceptable », mais on se doit de préciser qu'elles en boivent deux fois plus. On recense plusieurs milliers de pubs dans la capitale britannique, et les pubs historiques sont la plupart du temps signalés par un écriteau bleu : « This is an heritage pub ». Généralement, tous sont ouverts de 11 h à 23 h. On vous conseillera surtout d'aller à Kilburn, au nord de Notting Hill. L'ambiance dans les pubs y est beaucoup plus chaleureuse qu'ailleurs. L'immigration irlandaise y noie dans des flots de bière sa nostalgie du pays. Parfois triste, souvent poignant. De temps en temps, musique gaélique et chants républicains le soir et le dimanche matin.

Les parcs

L'une des grandes fiertés de Londres réside dans ses parcs. Ils portent presque tous l'appellation de « Royal Parks », car ils appartiennent à la Couronne. Les Anglais s'y pressent à chaque journée ensoleillée, généralement pour pique-niquer. Hyde Park est le plus célèbre, le plus grand et le plus populaire (136 hectares). Il est prolongé par Kensington Gardens (110 ha). On peut s'y baigner et louer des barques en été. Regent's Park Green Park et St James's Park aux abords de Buckingham sont les plus agréables. Dans la proche banlieue, vous pourrez vous rendre au jardin botanique de Kew Gardens, au parc de Richmond (pour y gambader en compagnie de daims en liberté) ou à Hampstead Heath, un superbe bois complètement préservée des promoteurs immobiliers. au nord,

Shopping

On trouve à Londres des magasins inimaginables ailleurs, spécialisés dans tout et n'importe quoi. C'est bien sûr un régal, surtout si l'on ne vient pas pour acheter.
Voici, en gros, les différents coins commerciaux : Oxford Street, Regent Street et les environs ; Covent Garden, un des repaires de la mode de luxe ; Knightsbridge et Brompton Road (plutôt luxueux) ; King's Road, Fulham Road et les rues avoisinantes.

Marché

C'est un aspect de Londres que les touristes connaissent peu, pourtant il constitue une part essentielle de la vie de la capitale. Levez-vous de très bonne heure et vous y entendrez le plus pur accent cockney. Certains valent vraiment le détour comme le marché d'artisanat de Covent Garden ou le marché « organic » de Spitalfields, familial et décontracté, mélange de marchés aux puces, brocantes et artisanats exotiques, ainsi que de nombreux stands de cuisines étrangères.

Marchés aux puces

- Marché aux puces de Portobello Road : M. : Notting Hill Gate. Internet : www.portobelloroad.co.uk. Boutiques ouvertes du lundi au samedi ; marché ouvert le samedi de 6 h à 18 h. Venir tôt car dès 10 h, il y a beaucoup de monde.
Situé au coeur de Notting Hill et s'étalant sur toute la longueur de Portobello, c'est le marché aux puces le plus célèbre de Londres et le plus fréquenté par les touristes (surtout français d'ailleurs). On y trouve des antiquités et des objets splendides mais chers. Beaucoup de copies aussi, vendues souvent comme authentiques. Si vous êtes un « chineur » invétéré, allez plutôt dans les marchés de l'East End ou, encore mieux, dans les « Car Boot Sales » (les vide-greniers anglais). Renseignez-vous auprès des vendeurs dans les marchés. À Portobello, vous trouverez également quelques disquaires d'occas', des stands de tee-shirts rigolos, beaucoup de bijoux (hippies), un tatoueur, etc.

- Marché aux puces de Camden Town : M. : Camden Town. Ouvert le week-end de 10 h à 18 h. Tél. : 0207-284-20-84.
Visite incontournable pour découvrir toute l'excentricité britannique. Ce célèbre marché aux puces, de loin notre préféré, est le lieu privilégié de balade des jeunes Londoniens le week-end. Beaucoup plus « folklorique » et « fringues » que Portobello. Un peu plus loin, il y a le marché d'antiquités proprement dit, sur Camden High Street. Les 90 % des antiquités sont bien plus jeunes que vous. Allez jusqu'au bout de Camden High, près du chemin de fer : c'est là que sont installées les boutiques les plus délirantes dans les anciennes écuries construites en brique (Stable Market). Des tonnes de fringues de récup. On y découvre des magasins complètement ouf. Les fétichistes de tout poil, les fondus de gothic, les accros de heavy metal trouveront aussi leur compte au Black Rose Gothic Emporium. Chouettes entrepôts de meubles ethniques ou de design des années 1970. Pour manger, une flopée de kiosques avec des tas de choses savoureuses : barquettes de nouilles, falafels, burgers, etc. Le marchandage est de rigueur.

Grands magasins

À Londres, les grands magasins se comptent par dizaines et rivalisent en taille et en diversité. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets. Les magasins de luxe sont les plus célèbres et les plus « visités »

- Harrod's : 87-135 Brompton Road, SW1. Tél. : 0207-730-12-34. Internet : www.harrods.com. M. : Knightsbridge. Ouvert du lundi au samedi de 10 h à 20 h, et le dimanche de 12 h à 18 h. Horaires étendus en décembre et pour les soldes. Fermé du 25 au 27 décembre.
Les fameux soldes commencent fin décembre et la première semaine de juillet ; notons aussi soldes intersaison début mai. Harrod's est le grand magasin de luxe mais n'oubliez pas que la devise du célèbre magasin est : Omnia, omnibus, ubique (Tout, pour tout le monde, de partout)... Ouvert depuis 1849, Harrod's compte aujourd'hui 4 000 employés. On y trouve vraiment de tout. Ainsi, jusqu'en 1976, on y vendait encore des ceintures de chasteté. Devenu monument à part entière, Harrod's possède des rayons qui sont des chefs-d'oeuvre de décoration et de bon goût. Quelques exemples parmi d'autres : le rayon alimentaire (Food Halls) et ses cochonnailles « kitsch » accrochées au plafond, les toilettes pour hommes (dans le rayon vêtements et confection) avec ses fauteuils de cuir et ses boiseries, le rayon des fleurs avec ses orchidées et ses bouquets somptueux, le rayon animaux au 2e étage, etc.
À voir aussi, au sous-sol du magasin, au pied de l'escalator égyptien , le Mémorial dressé en hommage à Lady Diana et Dodi al Fayed.

- Harvey Nichols : 109-125 Knightsbridge, SW1. Tél. : 0207-235-50-00. Internet : www.harveynichols.com. M. : Knightsbridge. Ouvert du lundi au samedi de 10 h à 20 h, et le dimanche de 12 h à 18 h.
Un des plus chic et chers des grands magasins de Londres. La décoration n'a rien d'exceptionnel, mais jetez-y un coup d'oeil si vous êtes dans le coin pour voir les dernières tendances. On y trouve également un salon de beauté et de coiffure très apprécié des filles chic... et riches.

- Fortnum & Mason : 181-186 Piccadilly, W1. Tél. : 0207-734-80-40. Internet : www.fortnumandmason.co.uk. M. : Piccadilly Circus. Ouvert du lundi au samedi de 10 h à 18 h 30 (horaires étendus pour les fêtes de fin d'année).
Un magasin de luxe à taille humaine, décoré avec un goût et un raffinement poussés à l'extrême : lustres en cristal, rayonnages en acajou et moquettes épaisses. Si vous avez vu Harrod's, vous préférerez Fortnum & Mason. Faste inégalé au grand rayon alimentation qui fait depuis le XVIIIe siècle la réputation de cette épicerie fine. On y trouve (presque) de tout. Thés, marmelades et miels pour les gourmets. À côté, même Fauchon ressemble à un centre Leclerc. Les clients sont raccompagnés à leur taxi par un groom avec parapluie. Les vendeurs portent encore une queue-de-pie. Y prendre simplement un thé complet (cream tea, please) revient à présent à vider son compte-épargne, raison pour laquelle on ne vous le recommande plus.

- Liberty : Great Marlborough Street, W1 (donne sur Regent's Street). Tél. : 0207-734-12-34. Internet : www.liberty.co.uk. M. : Oxford Circus. Ouvert du lundi au samedi de 10 h à 19 h (21 h le jeudi), et le dimanche de 12 h à 18 h.
Tout le monde connaît cette boutique et le style qu'elle a imposé au monde entier. La créativité de son mobilier et de ses tissus a influencé le mouvement Art nouveau au début du siècle passé, au point que les Italiens parlent de « stile Liberty » pour désigner cette période artistique. Très cher, ce magasin vaut quand même le coup d'y aller pour y voir de belles choses et peut-être tomber sur des soldes extra. Peu de gens savent qu'au rayon ameublement on trouve des rideaux en tissu Liberty vraiment super.

Les musées

Londres abrite plusieurs des plus beaux et des plus riches musées du monde et les collections sont innombrables et inestimables. Il faudrait des mois pour tout voir et plusieurs jours sont nécessaires pour faire le tour des collections de plus grands musées. Voici donc juste un bref aperçu des trésors de la capitale britannique.

British Museum

Le British Museum est l'un des plus riches musées du monde. Il couvre l'histoire de l'humanité depuis ses origines jusqu'à nos jours. Les collections d'antiquités, d'une richesse époustouflante, occupent la plus grande partie des 26 000 m2 de galeries. Le British Museum abrite aussi des manuscrits rarissimes, des collections de monnaies uniques au monde, ainsi qu'une galerie magnifique consacrée aux civilisations mexicaines avant la conquête espagnole. Le tout est conservé en plein coeur de Londres, derrière la gigantesque façade d'un temple grec.

- Antiquités égyptiennes : ce département, le plus prestigieux du British Museum, abrite les collections égyptiennes les plus riches au monde avec celles des musées du Caire et du Louvre. On y trouve notamment la fameuse pierre de Rosette, sur laquelle est gravé un décret en 3 écritures et qui a permis à Champollion de percer le secret des hiéroglyphes, la colossale tête de Ramsès II, les mosaiques d'Halicarnasse, de nombreux sarcophages couverts de hiéroglyphes et des momies, dont la superbe momie d'Artémidorus du IIe siècle av. J.-C.
- Antiquités grecques et romaines : l'un des départements les plus riches avec les antiquités égyptiennes. Il présente l'évolution de l'art grec de l'âge du bronze à l'époque romaine. On retiendra notamment la superbe frise du temple d'Apollon à Bassae, la reconstitution de la façade du temple funéraire des Néréides à Xanthos, les célèbres marbres d'Elgin provenant du Parthénon d'Athènes, les fameuses cariatides de l'Érechtéion provenant aussi de l'Acropole, la tête de cheval du quadrige trônant au sommet de la tombe du roi Mausole à Halicarnasse et les fragments du tambour sculpté du temple d'Arthémis à Éphèse.
- Antiquités du Proche-Orient : on retrouve des collections extrêmement riches et des monuments colossaux provenant des anciennes civilisations d'Asie occidentale, notamment assyrienne, sumérienne, babylonienne et phénicienne. Ne pas manquer la monumentale porte du palais de Khorsabad (VIIe siècle av. J.-C.) avec ses taureaux ailés à tête humaine, la reconstitution des portes de Balawat (6 m de haut), les scènes en relief du palais de Ninive (vers 700 av. J.-C.), les trésors de Babylone et les sublimes fresques rapportées du palais du roi Assurbanipal.
- Préhistoire, art celte et antiquités anglo-romaines : beaucoup de pièces de l'âge de pierre et du bronze et le célèbre et superbement conservé Homme de Lindow, vieux de 2 000 ans et retrouvé dans un marécage.
- Du Moyen Age au XXe siècle : voir surtout le trésor de Sutton Hoo, la gittern en bois, le carillon astronomique d'Isaac Habrecht et la nef de Hans Schlottheim (XVIe siècle).
- Antiquités d'Extrême-Orient : plusieurs chef-d'oeuvres d'Inde, du Japon, de Chine et d'Asie du Sud-Est, notamment un superbe Civa, un éventail géant, les superbes porcelaines chinoises et les sculptures du grand stupa d'Amaravati (Inde) du IIIe siècle av. J.-C.
- Art islamique : splendides céramiques d'Iznik et somptueuse tortue de jade de Kashgar.
- British Library : voir l'impressionnante King Library, une bibliothèque vitrée haute de 17 mètres avec 85 000 ouvrages de la collection personnelle du roi George III. La British Library abrite 18 millions d'ouvrages dont l'une des Bible de Gutenberg, deux Bible en grec du IVe siècle, la Magna Carta de Jean Sans Terre (1215), la première édition des oeuvres de Shakespeare, le journal de bord de Nelson à Trafalgar et des manuscrits de Virginia Woolf, James Joyce, Lewis Carrol, Charles Dickens, ainsi que des partitions de Bach, Rossini et même des Beatles.

National Gallery

La National Gallery est l'un des plus beaux musées de peinture du monde. Elle compte plus de 2 200 toiles peintes de 1250 à 1900, avec quelques salles sur la peinture moderne du XXe siècle. Le grand hall central propose 4 ailes différentes, chacune consacrée à une période précise.

- Aile Sainsbury (1250 à 1500) : on retiendra deux oeuvres de premier ordre de Léonard de Vinci dont la superbe Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et saint Jean-Baptiste, Arnolfini et sa femme de Van Eyck et le Portrait du doge Loredan de Bellini . Voir aussi des œuvres de Di Buoninsegna, Monaco, Uccello, Pisanello, Mantegna, Botticelli, Raphael et Durer.
- Aile ouest (de 1500 à 1600) : ne manquez pas les oeuvres d'Hans Holbein le Jeune, notamment Les Ambassadeurs, l'un des tableaux les plus commentés du musée et les éblouissantes toiles inachevées de Michel-Ange. Voir aussi des toiles de Garofalo, Raphael, Titien, Bronzino et Quentin Metsys.
- Aile nord (de 1600 à 1700) : les Hollandais sont à l'honneur, avec notamment Jeune Fille devant un virginal de Vermeer, Jeune Fille au chapeau de paille de Rubens, Jeune Homme tenant une tête de mort de Frans Hals et Charles Ier à cheval de Van Dyck. Outre les autres toiles de ces quatre célèbres peintres, admirez aussi les œuvres de Hooch, Van Hoogstraten, Le Lorrain, Cuyp et la vingtaine de Rembrandt. L'école espagnole est représentée avec Zurbaran et Velazquez et, pour l'école italienne, Le Caravage.
- Aile est (de 1700 à 1900) : des toiles de Turner, Constable, Gainsborough, Canaletto, Goya, Delacroix, Corot, Courbet, Millet, Ingres, Pissarro, etc. Les impressionnistes ont laissé des chefs-d'oeuvre en grand nombre : Exécution de Maximilien de Manet, Canotage sur la Seine de Renoir, Baigneurs à Asnières de Seurat et surtout, l'apothéose, les Tournesols de Van Gogh, sur lesquels tout le monde se précipite. Ne pas manquer les tableaux de Cézanne, dont La Vieille Femme au rosaire et les célèbres Grandes Baigneuses. Voir enfin des toiles célèbres, Picasso, Toulouse-Lautrec et Degas.

National Portrait Gallery

L'une des galeries de portraits les plus complètes au monde. Tous les hommes et les femmes ayant compté dans l'histoire du royaume se doivent d'être représentés ici. Beaucoup de portraits ou de photos des différentes familles royales, d'hommes politiques, d'artistes, mais aussi de sportifs, de chercheurs et d'explorateurs. On trouve des oeuvres de Reynolds, Gainsborough, Sutherland, Hockney, Andy Warhol, Helmut Newton, etc.

Victoria and Albert Museum

- Attention : ce musée subit régulièrement d'importantes transformations et certaines galeries sont occasionnellement fermées au public.

Le musée est d'une exceptionnelle variété et d'une très grande qualité. Il présente à la fois les beaux-arts et arts décoratifs de tous les pays occidentaux et orientaux et de toutes les périodes. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les appétits avec pas moins de 7 km2 de salles d'expositions. Depuis peu se sont ajoutées les British Galleries, retraçant l'art et le design britannique depuis les Tudors jusqu'à 1920.

- Moyen Age : un vrai « trésor médiéval » constitué d'objets liturgiques du Ve au XIVe siècle. Voir surtout le superbe reliquaire d'Eltenberg et le Chandelier de Gloucester, tous deux en bronze doré.
- Renaissance italienne : les plus belles pièces sont les superbes bas-reliefs en marbre de Donatello et la Madone Chellini.
- Art gothique tardif et début de la Renaissance en Europe du Nord : ne manquez pas la superbe nef de Burghley, une maquette de bateau en argent doré
- Art japonais : superbes paravents et l'une des plus belles collections du monde de boîtes en laque.
- Art chinois : sculptures en jade, meubles sculptés en laque rouge des dynasties Ming et Qing, statue de Bodhisattva Guanyin en bois laqué du XIIe siècle.
- Art islamique : occupant tout un pan de mur, le tapis d'Ardabil (XVIe siècle) aux dimensions impressionnantes (11 m sur 5). Voir aussi le tapis de Chelsea (XVIe siècle), tissé à Tabriz, considéré par les experts comme le plus beau tapis du monde.
- Art indien : voir le célèbre Tigre de Tipu, un automate grandeur nature d'un tigre dévorant un colon anglais à l'intérieur duquel un orgue reproduit les cris de la victime.
- Cartons de Raphael : au nombre de sept, extrêmement célèbres, ils ont servi à exécuter une série de tapisseries commandées pour décorer la chapelle Sixtine dans les grandes occasions.
- Tapisseries : admirez les quatre immenses Devonshire Hunting Tapestries (milieu du XVe siècle).
- Bijoux : richissime collection de bijoux des premiers rois saxons jusqu'à Victoria. La plus belle pièce de la Renaissance est un pendentif en or, diamant et rubis à l'effigie d'Élisabeth Ire.
- Arts décoratifs en Angleterre (XVIe-mi-XVIIIe siècle) : ces British Galleries sont l'un des trésors du musée. Voir surtout les reconstitutions d'intérieurs d'époque, comme la chambre lambrissée du château de Sizergh et celle du palais de Bromley-by-Bow.
- Aile Henry Cole : elle est dédiée à la peinture et essentiellement aux tableaux de John Constable, paysagiste anglais de la fin du XVIIIe siècle.
- Autres galeries : le musée possède bien d'autres trésors, répartis dans les salles des costumes, des instruments de musique, des arts décoratifs d'Europe, des moulages, des sculptures italiennes, du design et dans la Silver Gallery dédiée aux pièces en argent.

Madame Tussaud's Museum

Ce musée de cire mondialement connu est l'un des musées les plus fréquentés de Londres. On peut y côtoyer tous les grands personnages de l'histoire, dont les modèles en cire sont parfois saisissants de réalisme. La visite est décomposée en plusieurs sections où évoluent les 400 figures. Un décor hollywoodien évoquant la première d'un film et une garden party dans un manoir anglais réunissent pas mal de stars contemporaines : John Wayne, Steven Spielberg, Robin Williams, Tom Cruise, Hugh Grant, Gérard Depardieu, Jean-Paul Gaultier, Pierce Brosnan, Sarah Michelle Gellar, etc. Côté sports : Eric Cantona, David Beckham, Ayrton Senna, etc. Les petits nouveaux font régulièrement leur entrée. Dans le Grand Hall avec une atmosphère XVIIIe, les souverains anglais sont représentés : Henry V, Victoria, Henry VIII, et bien sûr la famille royale au grand complet, avec également Lady Diana. Côté politique : Blair, de Gaulle, Chirac, Bush, Gorbatchev, Helmut Kohl, Arafat, Indira Gandhi, Nelson Mandela, Fidel Castro, Lénine, Napoléon Bonaparte, le dalai-lama, Jean-Paul II ... Enfin, des personnalités des arts et des sciences, parmi lesquelles les Beatles, Picasso, Oscar Wilde, etc.

- La chambre des horreurs :on croise Hitler avant de voir toutes les tortures du Moyen Age. Belle partie sur la Révolution française. Le plus intéressant est la reconstitution d'une rue de Londres au XIXe siècle. Également une représentation des plus grands criminels anglais et enfin une mise en scène avec des comédiens, Chamber Live.
- Spirit of London :un taxi londonien sur rails vous emmène à travers une reconstitution de l'histoire de Londres ponctuée par une quarantaine de personnages de cire et des effets « animatroniques ». On revit la grande peste et l'incendie de la ville, la reconstruction, l'ère industrielle, le Blitz, le swinging London et le Piccadilly des bobbies, des punks et des touristes.

Tate Britain

Avec la National Gallery, c'est l'autre grand musée de peinture de Londres. Autrefois nommé simplement Tate Gallery, le musée a été rebaptisé Tate Britain depuis l'ouverture de la Tate Modern en 2000. La Tate Britain se consacre principalement à la peinture et à la sculpture anglaises de 1500 à nos jours. Parmi les artistes exposés : Hogarth, Gainsborough, Blake, Constable, les peintres préraphaélites, Henry Moore, Francis Bacon, James Tissot et également Mondrian, Calder, John Singer Sargent ... Les collections tournent régulièrement et ce que vous verrez ne représente qu'une partie du fonds du musée. Impossible donc de donner les noms des oeuvres phares.

- Turner Collection : elle se situe dans plusieurs salles aux lignes modernes, la Clore Gallery, située elle-même dans l'enceinte de la Tate Britain. Cette collection est un ensemble absolument unique de près de 300 toiles, aquarelles et dessins de J.M.W. Turner, l'un des plus grands peintres anglais et un précurseur des impressionnistes.

Tate Modern

Depuis son inauguration en 2000, la Tate Modern est la coqueluche des musées londoniens. Ce musée consacré à l'art moderne est destiné à rivaliser avec le centre Pompidou de Paris, le MoMA de New York et le Guggenheim de Bilbao. Il est installé dans une centrale électrique construite dans les années 1940 et transformée en un gigantesque hall d'exposition de 34 000 m2. On entre par la salle des Turbines, aux dimensions dignes d'une nef de cathédrale avec ses 150 m de long. Le bâtiment compte sept niveaux. La structure industrielle, toujours présente, est atténuée par un éclairage tamisé, des planchers de bois brut, de sobres bancs de repos et des coins-lecture judicieusement disposés. Les vastes baies vitrées offrent d'extraordinaires points de vue sur la Tamise et le Millenium Bridge. Au niveau du contenu, il est impossible de vous donner le nom d'oeuvres précises car les oeuvres tournent régulièrement. Dans le désordre et au hasard des accrochages, vous croiserez des à-plats de Mark Rothko, des collages de Kurt Schwitters, des sculptures de Joseph Beuys, Epstein, Henry Moore, César et Arman, des photos d'Irving Penn, des tableaux de Matisse, Mondrian, Miro, Picasso, Dali, Chirico, Magritte, Yves Klein, Jackson Pollock Kirchner, etc. Un bateau relie la Tate Britain à la Tate Modern plusieurs fois par jour entre 10 h et 17 h.

Courtauld Gallery

La Somerset House, grande bâtisse géorgienne, abrite une galerie composée essentiellement d'un ensemble de tableaux impressionnistes et post-impressionnistes d'une prodigieuse richesse, avec en prime quelques beaux spécimens de la Renaissance italienne et de l'Europe du Nord.

- Galeries 1 à 3 : consacrées à la Renaissance. Voir la Mise au tombeau de Robert Campin, la superbe Trinité de Botticelli, une représentation assez étonnante de la Création et la chute de l'homme par Albertinelli, la sublime Incrédulité de saint Thomas du Caravage et La Madonne et l'Enfant, un des chefs-d'oeuvre de Andrea del Sarto.
- Galeries 4 à 7 : consacrées en grande partie à l'Europe du Nord. Voir la très riche toile représentant Adam et Eve de Lucas Cranach l'Ancien. Rubens a laissé de très nombreuses toiles dont la superbe Descente de croix et la Mort d'Achille. Plus loin, Van Dyck est à l'honneur avec entre autres deux toiles superbes et célèbres, Ecce Homo et Christ sur la croix. La galerie suivante expose deux œuvres maîtresses de Tiepolo, deux têtes d'ange et Allégorie de l'éloquence. Gainsborough est aussi à l'honneur, tout comme Goya et Kettle.
- Galeries 8 et 9 : impressionnisme et post-impressionnisme. Tous les grands noms sont là, avec de nombreux chef-d'oeuvres. On peut admirer l'exceptionnel Déjeuner sur l'herbe de Manet, le bel Automne à Argenteuil de Monet ainsi que deux des plus célèbres toiles de Degas, Deux danseuses sur scène et Femme à la fenêtre. N'oublions pas La loge de Renoir. Parmi les post-impressionnistes, Cézanne est le mieux représenté avec Le Lac d'Annecy, l'une de ses nombreuses Montagne Sainte-Victoire et une version superbe des Joueurs de cartes. Voir aussi deux toiles de Gauguin made in Tahiti dont Te Rerioa, et une de ses rares sculptures, un buste de sa femme danoise Miette . La galerie expose aussi le célèbre Autoportrait à l'oreille coupé de Van Gogh, Jane Avril à l'entrée du Moulin Rouge de Toulouse-Lautrec, et également des petits formats très élégants de Seurat et un Don Quichotte de Daumier.
- Galeries 10 à 12 : consacrée à l'Art du début XXe siècle. On retiendra un très beau Nu de Modigliani, mêlant sensualité et pudeur et un magistral portrait d'Amboise Vollard, le marchand d'art, examinant une statuette de Maillol. La galerie 12 est consacrée à des expositions temporaires souvent riches.

Natural History Museum

Héritier des collections du British Museum, ce bâtiment de style néo-roman, recouvert de reliefs animaliers, expose ses trésors dans deux catégories de salles : les Life Galleries (paléontologie, zoologie, entomologie, botanique) et les Earth Galleries (minéralogie, vulcanologie, sismologie). Les collections comptent près de 67 millions de pièces différentes et exceptionnelles. Précipitez-vous dans les galeries des dinosaures avec de nombreux squelettes fossilisés. Au 1er étage, l'une des plus belles collections de minéraux au monde avec 130 000 échantillons. Au 2e étage, le département botanique. Au rez-de-chaussée, expo sur les volcans, plaques tectoniques, tremblements de terre, etc.

- Darwin Centre : cette nouvelle aile du musée expose le travail des 350 scientifiques du musée sur la sauvegarde des espèces. On compte 450 000 bocaux de tous diamètres, contenant un nombre incroyable de bestioles de toutes sortes : ourson nouveau-né, ver plat, foetus d'antilope, méduses, etc.

Science Museum

Fondé en 1856, le Science Museum est une véritable mine de savoir. Il contient plus de 10 000 pièces réparties dans 40 salles sur 5 niveaux. Les collections couvrent à peu près toutes les activités scientifiques, technologiques et médicales.

Wallace Collection

Cette splendide collection de mobilier, d'objets d'art et de tableaux est la plus grande collection privée du pays. Rassemblée par le marquis de Hertford, puis complétée par son fils illégitime, Sir Richard Wallace, elle fut léguée à l'État à la fin du XIXe siècle. Les meubles et objets d'art français du XVIIIe siècle forment la plus belle collection du genre hors de France. On trouve aussi des toiles de maîtres espagnols, flamands, hollandais et italiens des XVIe et XVIIe siècles, ainsi qu'une importante collection d'armes et d'armures.

Museum of London

En plein coeur du quartier de Barbican, ce remarquable musée, l'un des plus beaux du monde dans son genre, présente une exposition didactique sur l'histoire de Londres et sur la vie des Londoniens depuis plus de 10 millénaires.

Gastronomie

Spécialités culinaires

Sujet de moquerie pendant de très longues années, la cuisine reste un point sensible pour tout Français se rendant en Angleterre. Mais pas de chauvinisme, la cuisine anglaise est loin d'être catastrophique. Sachez qu'un restaurant moyen sera plus cher qu'en France, la cuisine moins inventive, mais les portions plus copieuses. Cela dit, la grande tendance des nouveaux restaurants est aux influences « sudistes » et méditerranéennes en particulier.

- La cuisine familiale : la vraie cuisine anglaise, vous la connaîtrez en famille. Malgré une énorme consommation de surgelés pas chers, les Anglais continuent souvent à soigner les plats. Leur repas se compose généralement d'une viande préparée en cocotte et de deux légumes bouillis, avec une prédilection pour les pois étrangement verts et le cabbage (chou), arrosés avec la sauce de la viande ou gravy. Ce menu est parfois précédé d'un hors-d'oeuvre ( pie, soupe) et invariablement suivi d'un dessert cuisiné, parfois abominable (la jelly multicolore), parfois délicieux ( apple pie and custard ou and cream, glaces...). Depuis l'épidémie de la vache folle, la jelly est curieusement moins populaire. N'oublions pas enfin le fameux cheesecake dont la base est du biscuit sur lequel on ajoute une sorte de mousse au fromage blanc et à la crème et un coulis de fruits.
- Les pub grubs : à midi, les pubs offrent la meilleure alternative pour manger. Pratiquement tous servent entre 12 h et 14 h 30 des plats uniques très bons et abordables, les pub grubs (« boustifaille »), parmi lesquels le ploughman's lunch (fromage servi avec des oignons ou du chutney et du bon pain frais carvery lunch) et le shepherd's pie (hachis parmentier). Essayez également le Sunday lunch (traditionnel repas du dimanche), avec du roast-beef, des roast-potatoes et du Yorkshire pudding. Vraiment économique et archi-copieux.
- Les fish & chips :typiquement londoniens, ils permettent de manger des recettes simples pour vraiment pas cher, même si ça sent parfois un peu le graillon.
- Cuisine orientale : Londres vous offrira une palette de choix orientaux comme nulle part ailleurs en Europe. Il serait vraiment dommage de repartir sans avoir mangé chinois, japonais, pakistanais, jamaicain ou indien. Ces restaurants offrent une cuisine de qualité inégale comme partout, mais les meilleurs d'entre eux sont dignes d'éloges. D'ailleurs, les meilleurs « chinois » ou « indiens » d'Europe sont à Londres. La cuisine indienne est un véritable dépaysement. C'est une cuisine épicée au sens riche et non « arrache-gueule ». Elle mélange le sucré et le salé et se permet des associations surprenantes. Signalons que la cuisine orientale est certes très bonne à Londres, mais que ce n'est pas une raison pour négliger la nourriture grecque, hongroise, espagnole, italienne, etc.
- Cuisine végétarienne :dans un pays qui place les animaux juste derrière la famille royale dans ses centres d'intérêt les plus importants, il est légitime d'avoir 10 % de la population végétarienne. Pour ce qui est des légumes et des épices, les gourmets français ont beaucoup à apprendre. Il y a nombre de restos végétariens où l'on mange bien pour des prix plus que raisonnables pour Londres. En outre, pratiquement tous les restaurants ont un menu végétarien toujours moins cher que les autres. Au choix : pâtes, lasagnes, quiches, gratins, salades et sandwichs. Contrairement à une idée reçue, la cuisine « veggie » est diversifiée et souvent pleine d'inventivité

Boissons

Le thé

Le fameux teatime est l'un des a priori les plus anciens sur les Anglais. Le thé est effectivement une boisson nationale et les Anglais en boivent toute la journée. Demandez-le white (avec du lait) ou black (sans), avec ou sans sucre. De plus en plus d'hôtels londoniens chics remettent à l'honneur les fameux afternoon teas avec un grand choix de thés aux arômes différents, des sandwichs et toute une cohorte de gâteaux. Parmi les plus connus, de prestigieux hôtels comme le Ritz, le Savoy, le Hyde Park Hotel ou le Dorchester. Tous proposent un rituel souvent aussi drôle que leurs gâteaux sont bons. Cependant, s'il n'y en avait qu'un seul à essayer, ce serait le salon de thé de Fortnum & Mason.

La bière

Les non-amateurs de bière anglaise goûteront à la ginger ale, plus douce. Pour un demi, commandez half a pint, mais proportionnellement une pint (demi-litre) coûte moins cher.

- La bière au tonneau : draught ou on tap (au robinet), tirée à la pompe traditionnelle, servie à température ambiante, est sans conteste la meilleure. La bitter, blonde amère, est la plus populaire, mais la lager, blonde traditionnelle, est aussi très bonne.
- La bière en bouteille : pale ale (bière blonde) et brown ale (bière brune, mais douce) et surtout la stout, dont le meilleur exemple est la Guinness, noire et crémeuse. L'une des seules qui soient dignes de se boire à la pression.
- La bière à la pression :on en trouve beaucoup, elle est servie froide, très gazeuse. Elle n'a cependant rien à voir avec la vraie bière anglaise, comme la real ale.

Transports

Transports en commun

État vétuste du secteur malgré la modernisation. Retards fréquents et mauvaise communication. Les lignes de banlieue n'ont pas été épargnées par les incidents.
Le bus et le métro sont malgré tous les moyens idéaux pour se déplacer. Le trajet unique en métro est hors de prix : 4 £ (6 euros) pour un billet adulte. Réduction pour les enfants de 5 à 15 ans. Réductions conséquentes avec l'indispensable Oyster Card (voir ci-dessous).
Attention : il n'y a pas de tarif unique pour le métro : le prix du ticket varie en fonction de là où vous êtes et où vous vous rendez.
Attention : les tarifs de ce paragraphe sont ceux en vigueur en 2007. Et ça augmente chaque année !

Oyster Card

Il s'agit d'une carte de transport prépayée et magnétique pour le métro, le bus, le DLR et le tram. Il faut la passer devant un lecteur de carte à chaque trajet. Attention, il faut valider la carte à l'entrée du métro ou du DLR mais aussi à la sortie ! Dans les bus, en revanche, on ne valide qu'à l'entrée.
On achète cette carte 3 £ (4,50 euros) puis on la crédite tant qu'on veut, et on obtient des réductions conséquentes en fonction des trajets. Un plafond journalier en fonction du nombre de trajets ne dépasse jamais le billet One-Day Travelcard et on voyage tant qu'on veut, gratuitement, même si le plafond est atteint.
Plus pratique (fini les tickets pour la semaine tout chiffonnés au fond des poches), elle permet aussi d'obtenir certains avantages (réductions sur certains sites) et la gratuité pour les moins de 16 ans (mais là, il faut une photo des enfants concernés). Réductions également pour les plus de 18 ans.

Billets spéciaux

- One-Day Travelcard :de 6,60 £ (9,90 euros€) pour les zones 1 et 2 à 13,20 £ (19,80 euros€) pour 6 zones. Moins cher hors saison. Prix réduit pour les enfants de moins de 15 ans : 3,30 à 6,60 £ (4,95 à 9,90 euros) selon les zones.
- 3-Day Travelcard : valable le week-end à partir de minuit, et à partir de 9 h 30 en semaine. De 16,40 £ (24 euros) pour les zones 1 et 2 à 39,60 £ (59,40 euros) pour six zones. Compter de 8,20 à 19,80 £ (12,30 à 29,70 euros) pour les enfants.
- One-Week Travelcard : carte hebdomadaire de 23,20 £ (34,80 euros€) pour la zone 1 à 43 £ (64,50 euros€) pour les 6 zones. Elle permet de et circuler à volonté dans les bus, le métro et les trains de banlieue. C'est de loin le moyen le plus économique de circuler à Londres car elle est plus avantageuse que la carte journalière au bout de 4 jours. La carte est valable pour une durée de 7 jours à partir de la date d'achat.

Le métro ( underground ou tube)

C'est le plus vieux du monde (1863). Il y a 12 lignes, 270 stations et 6 zones concentriques. La grande majorité de vos déplacements se feront théoriquement dans la zone 1. Le métro londonien est malheureusement cher, peu fiable et le temps des trajets est trop souvent élastique.
Dans les couloirs, les destinations sont regroupées selon la direction à prendre : northbound pour le nord, southbound pour le sud, etc. La plupart des wagons ont une déco (les tubulures) de la même couleur que celle attribuée à la ligne. Ex. : rouge pour Central, gris pour Jubilee, bleue pour Piccadilly, etc. La ligne jaune (Circular) est la plus pratique, elle fait le tour du centre dans les deux sens et permet les connexions les plus rapides. Attention, conservez votre billet car il faut l'insérer dans le portillon à la sortie. Pas question de sauter par-dessus, il y a toujours des équipes d'employés du métro à la sortie.
Le métro démarre à 5 h 30 du lundi au samedi, à 7 h le dimanche. Les dernières rames passent entre 23 h et 1 h.
Internet : www.tfl.gov.uk/tube.

The Docklands Light Railway ( DLR)

Train automatique aérien de banlieue. Il circule à partir de Bank ou Tower Gateway (près de la station Tower Hill). À partir de 10 h, des trains spéciaux partent toutes les heures de Tower Gateway avec un guide touristique à bord. Intéressant pour découvrir les changements qui chamboulent l'est de Londres.
Mêmes prix que pour le métro. Des billets DLR + bateau Rail River Rover permettent de profiter en même temps des joies de la Tamise (pour retourner dans le centre-ville, par exemple).

Le bus

Le bus est meilleur marché et bien plus sympa que le métro. Si vous voulez admirer au mieux le paysage, montez au 1er étage.
Achat des billets et cartes dans les stations de métro. Le tarif du ticket de bus (aller simple) est de 2 £ (3 euros) et de 1 £ (1,50 euros€) avec la carte Oyster. Forfait journée à 3,50 £ (5,25 euros). Valable pour tout Londres de 1 h du matin à 4 h 30 le lendemain matin. Pass d'une semaine à 14 £ (21 euros) pour un adulte et 6 £ (9 euros€) pour un enfant selon les zones choisies.
- Bus rouges : pour Londres seulement.
- Bus verts : pour Londres et la banlieue.
Les bus les plus intéressants pour découvrir le Londres touristique sont ceux des lignes nos 11, 15 et 38. Quelques grandes lignes de bus, partant de Londres et desservant la banlieue, fonctionnent toute la nuit. Elles ont un « N » devant le numéro et fonctionnent de minuit à 6 h. Environ un bus par heure. Même prix qu'en plein jour.
Les bus de nuit partent tous de Trafalgar Square. Les bus s'arrêtent automatiquement aux arrêts avec un panneau blanc et le signe du London Transport. Sonnez pour indiquer votre arrêt. Lorsque le panneau est rouge, il faut lever le bras (ou sonner si l'on est dans le bus).

Le taxi ( taxi ou cab )

Aussi cher qu'en France, mais bien plus pratique car on en trouve partout et ils prennent jusqu'à 5 personnes (3 en France). Incontournables quand vous sortez de boîte et qu'il n'y a plus ni bus, ni métro.
Les contacts avec le chauffeur sont limités car une vitre souvent aux trois quarts fermée le sépare des passagers. Ils sont libres quand le signal jaune « For hire » est allumé. Habituellement, on laisse 10 % de pourboire. Vous pouvez également utiliser les mini-cabs, des taxis travaillant avec des agences privées, assez rudimentaires et localisés généralement près des stations de métro.
Prix de la course à négocier. Attention, arnaques fréquentes, car ces taxis semi-clandestins baladent facilement le touriste qui ne connaît pas bien la ville.

La voiture

- Vous devez être en possession de votre permis de conduire national, de la carte grise, de la carte verte d'assurance. Si vous louez une voiture (21 ans minimum, en général), il vous faudra la plupart du temps un permis international.
- Taxe depuis février 2003 pour les véhicules circulant dans le centre-ville entre 7 h 30 et 18 h : 8 £ (12 euros) à verser par jour. Paiement sur Internet, par bornes (dans les stations-service, par exemple), par courrier ou par téléphone.
- Attention, la priorité à droite n'existe pas : donc, à chaque carrefour, un stop ou des lignes peintes sur la chaussée indiquent qui a la priorité
- Aux ronds-points, à prendre dans le sens des aiguilles d'une montre, les automobilistes déjà engagés sont prioritaires. On appelle ces ronds-points roundabouts.
- Les piétons engagés sont toujours prioritaires. Faites-y particulièrement attention, ainsi qu'aux pelican crossings, visuels et sonores, et aux zebra crossings, signalés par des boules jaunes lumineuses.
- On ne badine pas avec les limitations de vitesse : 30 miles (48 km/h) en ville ; 60 miles (97 km/h) sur route ; 70 miles (113 km/h) sur les autoroutes ( motorways) et routes à deux voies séparées ( dual carriageways).
- Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire à l'avant et à l'arrière.

Stationnement

ATTENTION AUX CLAMPS : ce sont ces mâchoires jaune vif que l'on referme sur vos roues si vous êtes mal garé. En gros, deux lignes jaunes le long d'un trottoir veulent dire : « interdiction formelle de stationner ». Une seule ligne jaune permet de stationner à certaines heures.
Gare aux resident permits, places en apparence autorisées et gratuites, mais réservées aux résidents du quartier (et qui ont l'autocollant ad hoc sur le pare-brise). L'adresse des clampers est inscrite sur un autocollant qu'ils collent sur votre pare-brise. Ils vous indiqueront les moyens d'accès pour parvenir jusqu'à la fourrière.
La meilleure solution pour se garer reste l'emplacement de parcmètre, horriblement cher dans le centre mais abordable en périphérie. De plus, c'est gratuit la nuit. En effet, de plus en plus de touristes garent leur voiture en périphérie de la capitale, souvent sur des places gratuites, et prennent un train pour rejoindre le coeur de Londres dans la journée. Par exemple, si vous arrivez de Folkestone ou Douvres sur la M 20 (grande autoroute desservant Londres), vous pouvez vous arrêter juste avant, comme à Greenwich par exemple, et prendre une Travelcard vite rentabilisée. Moins d'angoisse et moins de stress !

Un peu d'histoire

Fondation et domination romaine

En 55 avant J.-C., Jules César débarque en Angleterre, et apporte la bonne parole romaine. Il ordonne la création d'un port nommé Londinium sur la rive nord de l'estuaire de la Tamise. Il semble que ce nom soit un dérivé du breton Llyn-Din (« Fort du lac »), du nom du village de pêcheurs qui s'y trouvait à l'origine.
La ville se développe rapidement : un premier pont est bâti par-dessus le fleuve, et Londinium devient le plus important lieu de commerce et de transit de cette partie du monde romain.
Malgré les pillages de l'armée des Icènes en 61 après J.-C., la ville prospère. Les Romains édifient le temple de Mithra (vestiges visibles près de Guidhall), et une enceinte est érigée. Mais dès les IIIe et IVe siècles après J.-C., les troubles à la frontière nord mettent à mal la domination romaine.

Nouvelle naissance

Londres conserve ses activités commerciales à la chute de l'Empire romain, mais elle ne tarde pas à subir de plein fouet les invasions des peuples nordiques qui détruisent une grande partie de l'ancienne ville romaine. Il faut attendre 796 pour assister à un renouveau. Les Anglo-Saxons occupent en effet le pays et font de Londres, pour la première fois, une résidence royale.
Pour la ville portuaire, cette renaissance se traduit par un renouveau au niveau du commerce et de nombreuses routes vers les ports de la mer du Nord sont ouvertes. Le pouvoir, à nouveau stable, permet l'édification de somptueux monuments comme la Tour Blanche au XIe siècle. Londres devient même capitale politique après les victoires de Guillaume le Conquérant.

La cité médiévale

À partir du XIe siècle, Londres se couvre de maisons, d'églises et de monastères totalement en bois, dans le plus pur style normand. C'est une période faste pour la ville, qui développe considérablement son commerce maritime et qui connaît une forte croissance démographique. En 1215, par la Magna Carta, le roi Jean sans Terre reconnaît aux corporations londoniennes le droit de procéder à l'élection d'un lord-maire. La City acquiert ainsi une certaine indépendance politique.
Malgré la peste qui tue la moitié de la population au XIVe siècle et la guerre des Deux-Roses qui se traduit par une lutte à mort pour le pouvoir, Londres continue à prospérer. Le quartier de Westminster est édifié comme un symbole et, au XVIe siècle, l'Église anglicane est créée par Henri VIII. Le commerce est florissant et les échanges se tournent vers l'Amérique. Le pouvoir politique se stabilise et la ville connaît un rayonnement culturel exceptionnel, notamment grâce à William Shakespeare.

Troubles et malheurs

Cette glorieuse période va néanmoins s'achever brutalement. En 1649, une série de troubles dans tout le royaume provoque un mécontentement grandissant. Ces évènements poussent les Londoniens à faire la révolution et à décapiter Charles Ier à Whitehall. Cromwell lui succède, mais il ne parvient pas à mettre fin aux troubles. Pour aggraver la situation, en 1665, 100 000 Londoniens décèdent de la Grande Peste. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, l'année d'après, le Grand Incendie de 1666 détruit pendant 4 jours les 4/5 de la ville : 13 000 maisons, toutes en bois, et 90 églises, dont la cathédrale Saint-Paul, sont réduites en cendres.

La troisième naissance

Une nouvelle fois, Londres va renaître de ses cendres. À la suite du Grand Incendie, Christopher Wren lance la reconstruction de la ville dans un style qui lui est très personnel. Cette renaissance est favorisée par l'avènement de Marie II Stuart, après la seconde révolution anglaise. Les quartiers bourgeois de Marylebone, Chelsea, Greenwich et Kensington accueillent les résidences des « gentlemen ». Des ponts sont jetés par-dessus la Tamise pour permettre le développement de la rive droite. De nombreuses améliorations sont à noter dans les infrastructures : eau courante, tout-à-l'égout, éclairage public à gaz, développement des premiers transports en commun (fluviaux essentiellement), etc.

L'ère victorienne et la Révolution industrielle

Le couronnement de Victoria en 1837 comme reine de Grande-Bretagne et d'Irlande, puis surtout en 1876 comme Impératrice des Indes, marque le début de l'« ère victorienne », période où la puissance et l'impérialisme britanniques sont à leur apogée. Londres se modernise, s'agrandit grâce à un formidable exode rural européen (Irlandais et Juifs d'Europe Orientale essentiellement), et devient le centre de l'économie mondiale. En un siècle, la population est multipliée par six et l'agglomération compte ainsi plus de six millions d'habitants à l'aube du XXe siècle.
La Révolution industrielle crée un grand nombre d'emplois, mais provoque aussi le développement de quartiers ouvriers misérables dans l'East End, parfaitement dépeints dans les romans de Charles Dickens. Londres est ainsi coupée en deux mondes : pendant que les ouvriers tentent tant bien que mal de survivre dans l'East End (où un homme surnommé Jack l'Éventreur sème la terreur dans les rues de Whitechapel en 1888), les nobles, les bourgeois et les aristocrates vivent somptueusement dans les quartiers du West End et dans les faubourgs. Ils organisent une Exposition Universelle, font creuser le métro et attirent les artistes. Le pouvoir royal profite de cette période fastueuse pour prendre ses quartiers à Buckingham Palace, au coeur de la ville.

Les conflits mondiaux

L'ère victorienne ne s'achève pas à la mort de la reine Victoria en 1901 mais au déclenchement de la Première Guerre mondiale. La capitale britannique est très peu touchée par le conflit, avec seulement 31 raids et moins de trois mille victimes, mais elle subit par la suite une grave récession.
La ville connaît un nouvel essor spectaculaire dans les années 1930. Grâce au développement des transports collectifs et à l'amélioration des conditions de vie, la population augmente encore et s'installe dans les banlieues.
La Seconde Guerre mondiale marque un nouveau frein dans l'expansion de la capitale britannique. La ville est cette fois sévèrement touchée par les bombardements de 1941. Les raids aériens allemands sur la ville tuent plus de 30 000 personnes et endommagent la City. Le 18 juin 1940, un certain Charles de Gaulle parle à la BBC pour appeler le peuple français à la résistance contre l'occupant nazi. Un grand nombre de monuments historiques sont endommagés pendant cette période, et de nombreux quartiers sont presque rasés de la carte.

Elisabeth II et la reconstruction

En 1952, Élisabeth II devient reine d'Angleterre et souveraine de l'Empire britannique. Elle va s'engager à remettre la ville sur les rails de la modernité. Car c'est une ville bien différente qui renaît à la suite de la guerre. Les docks ont été tellement touchés que Londres doit abandonner l'idée de leur reconstruction et donc délaisser son activité maritime. Une grande déconcentration est opérée du centre vers la périphérie, créant une immense zone d'influence de près de cent kilomètres de diamètre : c'est la naissance du Grand Londres.
Pour réparer les dégâts de la guerre, de nombreux quartiers sont totalement réaménagés. La City devient un véritable pôle financier, attirant près d'un demi million de travailleurs chaque jour, et de nombreux gratte-ciels y sont érigés. Avec le démantèlement de l'Empire colonial britannique à la fin des années 1950, Londres devient une capitale moderne, cosmopolite et multiculturelle.

Dernières nouvelles

En 1979, Margaret Thatcher est nommée Premier ministre et engage la ville dans une course au libéralisme : poste, transports, etc. Mais en 1990, 300 000 personnes se retrouvent à Trafalgar Square pour protester contre sa politique, notamment contre la poll-tax (impôt sur la communauté). Résultat : Maggie démissionne et l'impôt est réformé. 1992 voit l'élection surprenante de John Major. C'est la quatrième victoire d'affilée pour les conservateurs. La même année est marquée par l'arrivée du problème irlandais dans le débat politique avec deux premières bombes de l'IRA qui explosent dans le centre de Londres.
En 1997, l'élection de Tony Blair, leader du parti travailliste, met fin à 18 ans de pouvoir conservateur. Cette année 1997 marque profondément les Londoniens et les Anglais en général avec la mort de Lady Diana dans un accident de voiture sous le tunnel du pont de l'Alma à Paris. Trois ans plus tard, le travailliste très à gauche Ken Livingstone est élu maire de Londres. Malgré plusieurs décès dans la famille royale, la Reine entame en 2002 son jubilé. Point d'orgue : des concerts en son honneur dans les jardins de Buckingham (jamais ouverts au public) devant 12 000 personnes tirées au sort.

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Dernière mise à jour : le 04/09/2008 à 18h19

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