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République dominicaine

République dominicaine

Drapeau Republique Dominicaine





Premier pays d'Amérique, où furent construits la première cathédrale, le premier hôpital, la première université... La République dominicaine est devenue une destination touristique incontournable des Caraïbes. Saint-Domingue est devenue la première destination touristique des Caraïbes, devant Cuba. Pourtant, on ne vient pas vraiment à Saint-Domingue pour ses trésors architecturaux (rares en dehors de la capitale), mais plutôt pour ses trésors naturels, à commencer par ses centaines de kilomètres de plages de sable blanc bordées de cocotiers. Ajoutez à cela beaucoup de soleil, quelques verres de rhum, l'omniprésente musique locale (bachata, merengue), des villages de pêcheurs, des baleines, des crocodiles, un air de merengue... et vous aurez tous les ingrédients pour des vacances de rêve ! Sans oublier l'atmosphère exotique, les sourires éclatants et les regards chaleureux. Prenez aussi le temps de parcourir le pays profond, les campagnes vierges, les petits ports de pêche, les villages presque inaccessibles et les montagnes de l'intérieur, loin des cocoteraies et des lagons.

Carte d'identité

- Superficie :48 730km² (île entière avec Haiti : 77 914km²).
- Population : 9,6 millions d'habitants (73 % de métis, 16 % de Blancs, 11 % de Noirs), dont 2,5 millions à Saint-Domingue.
- Densité : 181 habitants/ km².
- Répartition : 35 % dans les villes, 65 % dans les campagnes.
- PIB par habitant : 2 486 US$.
- Pyramide des âges : plus de 43 % de la population a moins de 20 ans.
- Capitale : Santo Domingo Guzmán (3 millions d'habitants).
- Villes principales : Santiago de los Caballeros, La Romana, San Pedro de Macoris, Puerto Plata, San Cristobal.
- Langue officielle : l'espagnol.
- Monnaie : peso dominicain (RD$).
- Régime politique : démocratie présidentielle.
- Chef de l'État : Leonel Fernández (Parti de la libération dominicaine), élu en mai 2004, pour 4 ans non renouvelables.
- Religions : 95 % de catholiques, et le reste de protestants.
- Taux d'alphabétisation : 82 %.
- Économie : les observateurs ont parlé d'un petit « miracle économique dominicain » et ceci malgré de gros problèmes : corruption et inflation importante. Le tourisme est la première source de revenus pour le pays. Les activités traditionnelles comme l'exploitation des mines d'or, de fer, de cuivre et de nickel assurent encore une bonne part des ressources du pays.

Avant le départ

Adresses utiles

En France

- Office du tourisme de la République dominicaine : 11, rue Boudreau, 75009 Paris. Tél. : 01-43-12-91-91. Internet : www.godominicanrepublic.com. M. : Opéra. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h.
- Consulat de la République dominicaine : 24, rue Vernier, 75017. Tél. : 01-55-37-10-30. E-mail : consuldompar@magic.fr. Internet : www.amba-dominicaine-paris.com. M. : Porte-de-Champerret. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 13 h et de 14 h à 16 h .

En Belgique

- Office du tourisme de la République dominicaine : Avenue Louise 271, Bruxelles 1050. Tél. : 02-646-13-00. Internet : www.visitdomrep.com. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h.
- Consulat de la République dominicaine : Avenue Bel-Air, 12, Uccle 1180 (Bruxelles). Tél. : 02-346-49-35. Fax : 02-346-51-52.

En Suisse

- Consulat de la République dominicaine : Weltpoststrasse 4, Berne 3015. Tél. : 031-351-15-85. Fax : 031-351-15-87.

Au Canada

- Office du tourisme de la République dominicaine : 2080, rue Crescent, Montréal (Québec) H3G-2B8. Tél. : (514) 499-1918 ou 1-800-563-1611. Fax : (514) 499-1993.

Formalité

Passeport ou carte nationale d'identité en cours de validité.
Une carte de tourisme ( tarjeta de turismo) est également exigée en plus. Cette dernière, valable un mois, s'achète à l'aéroport en République dominicaine (10 US$ avant de franchir la douane), ou, avant de partir, au consulat de la République dominicaine (14,50 US$).
Une taxe de départ de 20 US$ ou 720 RD$ est demandée à l'aéroport. Éviter de payer en euros, car le taux de change appliqué vous serait défavorable (1 euro € = 1 US$).

Vaccinations

Aucune vaccination n'est obligatoire pour entrer en République dominicaine depuis l'Europe et l'Amérique du Nord. Nous conseillons cependant de faire un rappel D-T-Polio. Les perfectionnistes et ceux qui souhaitent séjourner à l'intérieur du pays pourront également se faire vacciner contre les hépatites A et B et la typhoïde.

Argent

Argent, banques, change

- La monnaie locale est le peso dominicain (RD$), mais le dollar US est accepté à peu près partout. 1 US$ = environ 33 RD$.
Payez de préférence en monnaie locale car les devises ont une fâcheuse tendance à augmenter les prix.
- De même, il est préférable de se munir de chèques de voyages en dollars ou en euros, comme les traveler's American Express. C'est plus sûr en cas de vol.
- Les cartes de paiement sont acceptées principalement dans les établissements touristiques, mais de nombreux commerçants taxent de 2 à 3 € supplémentaires pour leurs frais. Il existe dans les principales villes du pays des distributeurs automatiques de billets, en pesos uniquement.
- En ce qui concerne le change, il n'existe pas de marché parallèle, mais quelques petites différences sont quand même à connaître. Le taux le moins intéressant est celui qui est pratiqué à l'intérieur des aéroports, ainsi que dans les banques et les hôtels. Le meilleur taux : les « cambistes.

Budget

Deux possibilités s'offrent à vous en République dominicaine. Le système le plus simple et le meilleur marché est le « tout compris » pratiqué dans les resorts. Pour un budget relativement modeste, vous passerez 8 ou 15 jours au paradis, mais vous ne connaîtrez pas la vraie République dominicaine.
En revanche, si vous êtes un routard, n'hésitez pas : lancez-vous à la découverte de ce beau pays, vous ne le regretterez pas. Le budget sera quand même souvent supérieur, surtout si vous fréquentez les établissements tenus par les « gringos » (non-Dominicains).

Logement

Les hôtels ne sont pas donnés pour peu qu'on souhaite un minimum de confort. Il existe des hébergements bon marché. Cependant le pays manque d'adresses intermédiaires, dans la catégorie deux étoiles. Les prix annoncés incluent généralement les taxes et services.
Si vous pouvez éviter les périodes s'étendant de Noel à Pâques, et juillet-août, vous obtiendrez des rabais pouvant aller jusqu'à 30 ou 40 % ... si vous savez négocier.

Repas

- Bon marché :environ 200 RD$ (5 €euros environ).
- Prix moyens : de 200 à 400 RD$ (5 à 10 euros€ environ).
- Plus chic : de 400 à 600 RD$ (10 à 15 euros€ environ).
- Beaucoup plus chic : plus de 600 RD$ (15 €euros environ).

Attention aux taxes et services. Pour les établissements très modestes, les taxes sont généralement incluses, mais dès qu'un resto ressemble un tant soit peu à un resto, deux taxes viennent grever l'addition : une de 10 % pour le service et une autre de 16 % pour l'ITBIS, une sorte de TVA.

Transports

Le moins cher pour se déplacer à deux est la location de moto. À quatre, la voiture est plus avantageuse. Le prix de l'essence est moins élevé qu'en Europe (35 RD$, soit 0,83 €euros le litre). Pour une voiture, compter aux alentours de 2 000 RD$ (47euros€), et 3 360 RD$ (80 euros€) pour un 4x4, prix souvent très négociables pour une semaine ou plus.
Les transports publics sont toujours bon marché

Achats

Souvenirs

Si vous désirez rapporter des souvenirs, ne manquez pas le mercado Modelo à Santo Domingo. Vous y trouverez la plus grande concentration du pays d'objets de fabrication locale : des tableaux (souvent haïtiens), des petits objets, et bien entendu toutes les marques de rhum et de cigares... Une mention particulière pour les poupées Limé dont la particularité est de représenter les Dominicains. À rapporter également, des cassettes ou des CD de merengue et de bachata.
Sinon, vous pouvez rapporter de jolis bijoux en ambre ou en larimar dont le coût est relativement modeste.

Les cigares

Découvert par Christophe Colomb lors de son premier voyage dans les Caraïbes, le cigare y était couramment fumé par les Indiens taïnos vivant dans ces îles.
Avant d'acheter un cigare, vérifiez bien si la bague ou la boîte porte l'inscription hand made, ou mieux, hecho a mano, ce qui veut dire « fait main ». Attention à la douane française, vous ne pouvez rapporter que 50 cigares pour votre consommation personnelle.

Marchandage

Il fait un peu partie des pratiques locales, surtout dans les établissements populaires et dans la rue. Le problème, lorsque l'on arrive, est de connaître le juste prix pour éviter les arnaques ou au contraire pour ne pas vexer un marchand honnête. Comme partout, il faut sentir à quel moment on peut discuter et jusqu'où l'on peut aller.

Cuisine et boissons

Cuisine

Les produits locaux : yucca, banane plantain, riz, café, cacao, ananas, etc., forment la base de la cuisine dominicaine (comida criolla). Le plat de base se compose de riz, accompagné de haricots et de poulet. Côté viande, on déguste de la chèvre (chivo) en ragoût, du boeuf (res) et du porc (cerdo) bien qu'ils soient chers. Les produits de la mer (poisson, crevettes, crabes et langoustes) sont en général réservés aux touristes. Les soupes sont préparées dans les foyers les plus pauvres.
Il n'est pas dans les habitudes locales de boire autre chose que de l'eau durant le repas.

Les grandes spécialité

Pour les Dominicains, le sancocho (ragoût de viandes et légumes) du dimanche n'est pas une fête, c'est indispensable. On se régale quand même avec le chivo guisado, viande de chèvre marinée dans un mélange d'origan, d'oignons, de poivrons, d'ail et de ... rhum. On trouve également sur les routes des chicharones, couenne de porc marinée dans du jus d'oranges amères et cuite dans sa propre graisse.
Le plat le plus consommé dans le pays est le pica pollo, sorte de Kentucky Fried Chicken à la mode locale, en général servi avec des tostones, bananes plantain.
Une mention spéciale dans la cuisine locale pour les mondongos, sorte de tripes de boeuf ou de porc que l'on déguste avec un zeste de citron vert.

Boissons

- L'eau des robinets n'est pas du tout recommandée mais on trouve facilement de l'eau minérale en bouteille. Évitez également, en dehors des établissements touristiques, les glaces et jus de fruits.
- La bière locale Presidente est excellente. Elle est disponible en deux versions : 33 cl dans les établissements touristiques et 65 cl dans les établissements locaux, les prix étant curieusement les mêmes.
- Essayez une boisson assez agréable, nutritive, non alcoolisée et pas chère, la Malta Morena.
- En ce qui concerne le vin, on trouve, surtout dans les établissements européens, des vins chiliens, argentins, espagnols ou même français à des prix abordables.
- Mais le fleuron de la boisson dominicaine est le rhum. Trois marques, les trois B, se partagent le marché : Brugal (la plus populaire), Barcelo (la plus appréciée, peut-être) et Bermudez (la plus distinguée).
- En ce qui concerne les cocktails, ils ne font pas partie, comme à Cuba, de la culture locale. Le meilleur cocktail, et le plus simple, c'est l'équivalent du ti punch antillais ou de la caïpirinha brésilienne : un peu de rhum brun sur un mélange de sucre de canne et de citron vert. À consommer avec modération. Si vous voulez vivre à la mode dominicaine, commandez un servicio de ron dans un colmado (épicerie-buvette), un bar ou une discothèque : on vous apportera les ingrédients pour que vous le fassiez vous-même.

Restaurants

- Frituras : ce sont les plus populaires et les plus simples. Ils « cuisinent » sur des vieilles roues de voiture avec un peu de charbon, ouvrent le matin et s'en vont quand tout est vendu. Conditions d'hygiène plus que douteuses, mais on y trouve des empanadas, sortes de beignets garnis de jambon et de légumes. C'est très bon marché et délicieux.
- Pica pollos : dans tout le pays, des petites échoppes et des restos de chaînes (genre fast-food) vendent du poulet frit accompagné de tostones (bananes plantain frites). C'est généralement servi dans un emballage plastique, c'est pas cher et c'est souvent très bon.
- Comedores : là, on commence à évoluer dans l'échelle sociale, on est assis et on mange dans des assiettes. Assez peu de variété. On y commande un servicio qui comprend une entrée genre crudités et une viande accompagnée de riz et de haricots.
- Fast-foods : les grandes villes dominicaines sont envahies par les McDo, KFC et autres Burger King.
- Paradas : extrêmement pratiques, frais, copieux et bon marché, ces « routiers » dominicains que l'on trouve sur tous les grands axes vous servent en quelques minutes un bon repas local à consommer sur place dans une ambiance souvent bruyante et colorée.
- Restaurantes : chinois, arabes, japonais, français, italiens, espagnols et même... dominicains. Bref, un grand choix de restaurants, surtout dans les grandes villes. Se méfier du prix. Attention aussi aux suppléments non annoncés.

Culture

Médias

Presse

Les grands quotidiens nationaux ont pour noms Listín Diario, Hoy el Caribe, Nacional et Ultima Hora. Une grande liberté d'expression existe et la presse semble moins orientée qu'en Europe. On y trouve également de très bons articles sur l'histoire, l'économie, la technique, le tourisme, et bien entendu la vie mondaine et le sport.

Radio

Dans le domaine de la radio, une multitude d'émetteurs locaux en FM diffusent du merengue. La musique permanente ne laisse que peu de place à l'information.

Télévision

Une douzaine de chaînes se disputent l'auditoire populaire. La publicité est omniprésente et un film ou une émission d'une heure peuvent comporter près de 20 minutes de coupures publicitaires... Peu d'émissions culturelles. Le record absolu d'audience de 19 h à 22 h revient aux novelas, feuilletons tournés avec peu de moyens sur des scénarios à l'eau de rose.

Cinéma

Pas grand-chose d'intéressant dans les salles obscures, les productions américaines et japonaises ont supplanté Buñuel. Bien que de culture espagnole, le Dominicain s'oriente surtout vers des pays peut-être plus « séduisant » à ses yeux.

Musique

Merengue, bachata et salsa occupent la vie musicale des Dominicains. Les voitures-sono permettent aux jeunes de se retrouver entre eux à proximité d'un colmado (épicerie-buvette) et d'improviser une discothèque dans la rue ou sur la plage. Ambiance géniale.

Le merengue

Genre musical spécifiquement dominicain, le merengue est une musique rurale au rythme binaire et aux paroles égrillardes qui a tout de suite choqué la bourgeoisie blanche, d'autant plus qu'elle se dansait d'une manière un peu trop suggestive ! Sans conteste d'origine africaine, avec sa rythmique endiablée, le merengue se jouait traditionnellement avec un accordéon, une guira (étrange instrument métallique qui évoque un peu une râpe à fromage) et un tambour à deux membranes d'une indéniable connotation érotique, l'une devant être en peau de chèvre et l'autre en peau de bouc !
Cela dit, l'actuel merengue, surtout à base de cuivres, de guitare et d'accordéon, est un mélange dérivé de la salsa cubaine. Des artistes légendaires comme le chanteur Johnny Ventura, lui donnèrent à cette époque ses lettres de noblesse, d'autres (le trompettiste Wilfrido Vargas) renouvelèrent le genre en y mêlant des bribes de zouk antillais et les nouvelles sonorités d'Afrique comme le soukous.

La bachata

Apparue dans les quartiers défavorisés de Santo Domingo pendant les années 1960, la bachata a conquis la population dominicaine dans les années 1990 au point qu'on en entend partout, jusque dans les villages les plus reculés du pays.
À l'origine simple chanson accompagnée à la guitare, mais jouée aussi bien aujourd'hui avec des synthés, la bachata est en quelque sorte devenue la variété locale, avec parfois des petites tendances rock et techno. Plus ou moins inspirée du merengue, elle s'en distingue par des rythmes plus lents et par des mélodies aux accents nettement plus romantiques, ce qui n'empêche pas des paroles souvent olé-olé, dans la bonne vieille tradition macho latino !
Sorte de slow version Caraïbes, la bachata se danse de manière langoureuse, mais les pas sont un peu plus compliqués !

Géographie et climat

Géographie

Entre Cuba et Porto Rico, au coeur des Grandes Antilles, la République dominicaine se partage l'île d'Hispaniola avec Haiti. Le pays occupe les deux tiers de l'île et comporte 1 600 km de côtes. Les fleuves principaux sont le Yaque del Norte (296 km) et le Yuna (210 km). La surface du pays se répartit entre des plages bordées de cocotiers, des plaines agricoles et des montagnes au centre, où se trouve le point culminant des Caraïbes : le Pico Duarte (3 175 m). Le pays peut aussi se vanter de posséder le point le plus bas des Caraïbes : le lac salé Enriquillo, qui se situe à 45 m sous le niveau de la mer.

Faune

Parmi les mammifères, le plus impressionnant est sans conteste la baleine à bosse.
Vivent également dans les eaux dominicaines les manaties ou lamantins. Ces gentils mammifères ont longtemps été pris pour des sirènes, sans doute à cause de leur chant et... de leur torse bombé. Aujourd'hui, ils sont classés comme espèce en voie de disparition.
Les tortues de mer ou d'eau douce sont également très protégées. Le sole nodonte, petit mammifère genre marsupilami, est une des espèces endémiques de l'île. De même, de nombreux iguanes et le plus petit boa constrictor du monde (1,50 m) vivent là. Dans le sud-ouest du pays, la réserve de crocodiles du lac Enriquillo mérite d'être visitée (on y voit aussi le très rare iguane « rhinocéros »).
D'autre part, des milliers de pélicans, frégates, faucons ou milans, des échassiers blancs comme la neige, les garzas et des milliers de flamants séjournent tranquillement dans les différents parcs nationaux. On évalue à 112 le nombre d'espèces d'oiseaux sédentaires et migrateurs vivant dans l'île.

Flore

On trouve à Saint-Domingue une variété immense de fruits ou de légumes typiquement tropicaux comme l'ananas, la mangue, l'avocat, le coco, la banane fruit ou plantain. N'oublions pas non plus le tabac et le yucca (tapioca). On trouve aussi arbre à pain, cacao, caféier, tayota, guayaba, lechosa, zapote et le délicieux fruit de la passion. Bien sûr, on ne peut parler de la flore dominicaine sans mentionner la canne à sucre.
Côté fleurs : le bougainvillier, l'hibiscus, l'orchidée, etc. Également de nombreuses espèces d'arbres comme le mangle (palétuvier), le caoba (acajou), le magnifique flamboyant et bien sûr les palmiers royaux et les cocotiers. Sans oublier le ceiba (fromager).

Parcs nationaux

La République dominicaine a tenu à préserver son patrimoine historique, sa faune et sa flore. De nombreux parcs nationaux ont donc été créés, parmi lesquels : Jaragua (1 374km²), Los Haïtises (1 200km²), la Sierra de Baoruco (800km²), Armando Bermudez (766km²), Jose del Carmen Ramirez (764km²), Montecristi (530km²) et le Parque Nacional del Este (420km²). De nombreuses réserves scientifiques, ainsi que le sanctuaire des baleines au Banco de la Plata, représentent une superficie totale de plus de 10 000 km² (20 % de la surface du pays), contrôlée par la Direction des Parcs nationaux.
De nombreuses excursions sont organisées pour visiter certaines de ces merveilles.

Climat

Située entre l'équateur et le tropique du Cancer, l'île bénéficie d'un climat tropical tempéré par les alizés. Il fait assez chaud en été et frais la nuit en hiver, surtout dans les montagnes. La température moyenne est de 30°C le jour et 20°C la nuit, la température de l'eau oscillant entre 26 et 28°C. On compte une saison des pluies en mai-juin et une autre en octobre-novembre, mais cela varie souvent d'une année à l'autre.
La saison propice au voyage va de décembre à fin avril et la plupart des ouragans surviennent entre septembre et novembre.

Vêtements conseillé

Vêtements d'été : shorts, chemisettes, T-shirts, maillots de bain ...
Un chapeau et des lunettes de soleil sont indispensables, de même que des chaussures montantes en toile pour visiter les parcs, ou en cuir pour randonner dans le centre montagneux. Un imperméable léger n'est pas inutile durant la saison des pluies. Enfin, ne pas oublier un pull si l'on doit se rendre dans les régions de montagne.

Hébergement

Le réseau hôtelier dominicain souffre d'un manque de chambres dans la catégorie « prix moyens ». De nombreux hôtels locaux, aux conditions de confort inférieures au minimum exigible, offrent des chambres à partir de 400 RD$ (10 euros€), et dans les sites touristiques, on trouve des milliers de chambres à plus de 2 000 RD$ (50 euros€) par personne.

- Le camping : inexistant dans le pays, sauf pendant la Semaine sainte quand les citadins viennent s'installer sur les plages.
- Logement chez l'habitant : possible dans les campagnes en cas de force majeure, mais le B & B n'est pas institutionnalisé dans le pays.
- Les apart-hotels ou condominiums : ce sont en fait des chambres d'hôtels avec une cuisinette, plus économique que l'hôtellerie classique.
- Les hôtels : on trouve les deux extrêmes, du sordide au grand luxe, mais hélas pas grand-chose entre les deux. Les hôtels de charme, de style colonial ou caraïbe, ne sont pas légion quand ils existent, mais ils sont superbes.
- Les resorts (hôtels-clubs) : ces établissements vendus sur catalogue par les agences de voyages prolifèrent sur la côte. Construits à l'écart des agglomérations, dans des cadres souvent paradisiaques, ils ne reflètent pas nécessairement la réalité du pays, car ils sont complètement détachés socialement de toute vie locale. Mais, si vous achetez un forfait vol-tranfert-hébergement-restauration, ils vous font réaliser des économies substantielles.
- Les cabañas : peu connus des touristes, ces motels à l'américaine servent souvent à des « siestes coquines » pour les couples en mal de discrétion. Mais à part ça, ce n'est pas cher (environ 800 RD$, soit 20 euros€), souvent propre et on y bénéficie de sanitaires corrects, d'une TV câblée et d'un garage. Le prix est proportionnel au temps d'occupation. On les trouve à proximité des grandes villes.
- La location de villas : souvent une bonne solution pour une famille ou une bande d'amis. Louer une villa en bord de mer ou avec piscine pour une semaine ou deux revient finalement moins cher que l'hôtel et il est facile de trouver sur place quelqu'un qui vous fera le ménage, la lessive et les repas.

Santé et sécurité

Santé

Pas de problèmes sanitaires particuliers à mentionner, malgré une présence légère (mais qui semble s'installer) du paludisme et de la dengue à la frontière avec Haïti. Le ministère de la Santé recommande, par mesure de précaution, de suivre un traitement antipaludique. Cela dit, les autorités dominicaines ont pris le problème au sérieux, et un contrôle de l'importation du paludisme par les migrants haïtiens a récemment été mis en place.
Attention aux piqûres de moustiques : bien se couvrir les bras et les jambes.
Beaucoup de maladies sont transmises par les arthropodes (arboviroses), en particulier la dengue. Dans un hôtel-club de bon standing, les risques sont minimes. En revanche, si vous allez randonner à l'intérieur du pays, il convient d'adopter l'ensemble des mesures de protection habituelle (moustiquaires imprégnées d'insecticides, répulsifs cutanés, insecticides d'atmosphère, éventuelle imprégnation des vêtements, un système de purification de l'eau, etc.).
D'un point de vue alimentaire, pas grand-chose à craindre si ce n'est que certains poissons coralliens sont toxiques.
Comme dans toutes les Antilles, la larva migrans s'attrape sur le sable des plages fréquentées par les chiens. Cette larve s'infiltre sous la peau et entraîne des démangeaisons.

Sexe

Sans être une destination « sexe », la République dominicaine risque un peu de s'orienter dans ce sens. Le gouvernement cherche à revaloriser l'image de marque du pays, et les stations réputées pour leur prostitution deviennent un peu plus fréquentables.
Les jeunes Dominicaines sont assez chaleureuses, toujours fauchées. La plupart ne se prostituent pas... elles cherchent un novio (fiancé).
Attention au sida et aux MST. Autre raison d'être prudent, les jeunes filles semblent ignorer complètement la contraception.

Drogue

« La possession, la consommation ou le commerce de drogue sont sévèrement punis », comme le stipule le texte affiché dans de nombreux établissements.
Côté commerce, il est évident que l'île, surtout la partie haïtienne, est une plaque tournante des produits colombiens (pas le café...).

Dangers et enquiquinements

La République dominicaine est encore un pays sûr. La délinquance augmente parallèlement au développement du tourisme, bien sûr, mais moins que dans les grandes villes européennes. Prudence quand même, surtout le soir dans certains quartiers de la capitale, mais pas de parano inutile.
- Attention aux arnaqueurs qui vous proposent de vous aider dès l'aéroport.
- Dans la campagne, on cherchera souvent à vous donner un coup de main. Votre interlocuteur attendra parfois un paiement en retour.

Sports et loisirs

Traditions

Religions et croyances

Depuis la découverte de l'Amérique, le catholicisme a toujours été la religion officielle.
En revanche, c'est différent dans les provinces, où l'on trouve une multitude de cultes, souvent d'origine protestante (surtout dans la région de Samaná). On trouve également pas mal de rites vaudous d'origine haïtienne dans les régions de culture de canne à sucre.
Le point le plus important, dans le domaine religieux, c'est la grande tolérance entre les Dominicains, qu'ils soient catholiques, baptistes, évangélistes, protestants ou même juifs.

Savoir-vivre et coutumes

Les Dominicains, quel que soit leur niveau social, sont très accueillants. Où que vous vous trouviez, surtout dans les campagnes reculées, il est très facile d'entrer dans l'intimité d'une famille.

Combats de coqs

Le combat de coq est un « sport » très populaire à Saint-Domingue. Extrêmement rapide, il ne s'arrête que lorsque l'un des adversaires s'est écroulé ou refuse le combat en fuyant.
En fait, le grand intérêt réside dans l'atmosphère survoltée, bruyante et colorée qui a cours autour de l'arène. De pauvres ouvriers vont parier leur maigre salaire et les riches y perdre (ou gagner) des fortunes.

Manana

De nombreux dictionnaires d'espagnol traduisent manana par demain. En fait, à Saint-Domingue cela veut surtout dire que ce n'est pas aujourd'hui. Lorsqu'un autochtone vous promet quelque chose pour manana, vous êtes au moins sûr d'une chose : ce n'est pas pour aujourd'hui.

Mariages et divorces

Le mariage et le divorce sont tellement simples à Saint-Domingue que de nombreux étrangers y séjournent quelque temps pour résoudre ces formalités, par ailleurs bien plus économiques ici qu'en Europe. Les démarches administratives sont si rapides qu'on a tout juste le temps de faire bouillir une casserole d'eau, d'où l'expression « divorce à la vapeur ». Comptez quand même 2 à 3 jours pour un mariage et une dizaine pour un divorce !

Fêtes et jours fériés

Les établissements publics sont en général fermés le samedi après-midi et le dimanche.

Les principaux jours fériés

- 1er janvier : Jour de l'An.
- 6 janvier :Épiphanie.
- 21 janvier : Notre Dame d'Altagracia.
- 26 janvier : anniversaire de la naissance de Duarte, « Père de la Patrie ».
- 27 février : jour de l'indépendance.
- 1er mai : fête du travail.
- 16 août :jour de la Restauration.
- 24 septembre : jour de la Mercedes (la sainte, pas la voiture).
- 6 novembre :jour de la Constitution.
- 25 décembre :Noel.

Les fêtes

- Le carnaval : fin février (voir ci-dessous).
- La semaine du merengue : fin juillet (à Saint-Domingue).
- La Semaine sainte : c'est la paralysie totale dans le pays, à tout point de vue. Les Dominicains fuient les villes pour s'installer sur les plages avec transistors, tentes, femmes et enfants.
- Les fêtes patronales :c'est un peu l'ambiance de la Semaine sainte à l'échelle d'un village. Chaque localité fête son saint chaque année, et c'est l'occasion sur la place principale d'une semaine de foire, musique, danses et ... beuveries.

Carnaval

Le carnaval dominicain n'est pas à date fixe. Bien sûr, la mi-carême est l'objet de nombreuses fêtes dans le pays, mais on en trouve aussi les dimanches de février à Santiago et à La Vega, le jour de Pâques à Cabral, et surtout le 27 février à Santo Domingo.
Le plus intéressant de tous est le carnaval de La Vega. Instauré par les immigrés cubains du début du siècle dernier, il est à l'origine du folklore dominicain. La laideur, l'horreur ou... la beauté des masques représentant le diable en quête de pécheurs sont impressionnantes. L' après-carnaval, c'est-à-dire le soir, vaut le déplacement si l'on a envie de s'amuser, surtout que dans ces liesses populaires, tout est bon marché, boissons, restauration et, bien entendu, le merengue résonne dans toute la ville.

- Pour ceux qui n'ont pas la chance d'assister à l'un de ces carnavals, ne manquez pas de visiter le Museo del Hombre Dominicano à Santo Domingo, ou le Museo de las artes Folcloricas de Tomas Morel à Santiago.

Transports

- L'avion : une dizaine d'aéroports permettent, soit par les lignes régulières Air Santo Domingo, soit par des avions taxis, de se déplacer en moins d'une heure dans n'importe quel coin du pays et dans des conditions de confort et de sécurité normales.
- Le bus : trois compagnies importantes se partagent le territoire : Terra Bus, Metro Tours et surtout Caribe Tours vers le centre et le nord du pays. Elles vous acheminent pour quelques centaines de pesos dominicains dans des conditions de sécurité et de confort remarquables. De nombreux petits bus sillonnent le pays avec des horaires moins sérieux que les compagnies citées.
- Les guaguas (prononcer « woua-woua ») : ce terme général désigne des mini-bus, ou tout simplement des camionnettes. Là, pas vraiment de terminus, et quand c'est plein, on pousse. Aucun confort, et sécurité plus que problématique, mais c'est folklo et vraiment pas cher.
- Les taxis : comme partout, se méfier des prix. À l'exception des compagnies connues, dont les chauffeurs mettent le compteur, toujours négocier avant de démarrer. Les véhicules sont souvent en mauvais état, et certains taxis n'ont aucune assurance.
- Les conchos : on en trouve à peu près partout, y compris dans les campagnes reculées. Ces petites motos de 75 ou 105 cm3, pour quelques pesos, vous emmènent rapidement où vous voulez, mais sur des distances quand même assez courtes, relativement risquées toutefois (pas de casque, pas d'assurance), et prix à négocier avant.
- La location de motos : c'est le moyen le plus rapide et le plus sympa pour découvrir le pays, à condition d'être parfaitement compétent en ce domaine. C'est aussi assez économique à louer. Mais restez prudent (port du casque fortement conseillé), et la moto est à éviter pendant la saison des pluies.
- La location de quads : ce mode de transport est assez à la mode sur les régions côtières. Son coût de location est sensiblement le même que celui d'une voiture. Un seul passager seulement, et l'automomie est limitée. Ne pas rouler sur les plages en quad.
- La location de voitures : contrairement à ce que disent certains, ce n'est pas plus dangereux de rouler en République dominicaine qu'ailleurs sous les tropiques. Ce n'est bien entendu pas l'Europe : les Dominicains ont leur propre interprétation du code de la route. Mieux vaut rester prudent et éviter de rouler la nuit.

Vie pratique

Électricité

Le courant est de 110 volts. Ici on a du courant « alternatif », une fois ça marche, une fois ça ne marche pas.

Décalage horaire

Six heures de moins par rapport à la France en été et cinq heures en hiver.

Langue

La langue officielle est l'espagnol et, à part l'accent et quelques expressions typiquement locales, c'est à peu près le même qu'en Espagne. Dans les grandes villes, on parle un peu l'anglais, voir l'italien ou l'allemand. Dans certains centres comme Las Terrenas, le français prédomine, surtout dans le secteur touristique.

Poste

Mieux vaut éviter de passer par le service postal public pour envoyer son courrier. Préférez les services postaux privés, plus fiables, dont les envois transitent par les États-Unis.

Téléphone

Plusieurs compagnies privées se partagent le marché juteux des télécommunications.
- Codotel/Claro (ex- Verizon) : la compagnie principale et la mieux implantée dans tout le pays. Les bureaux Codetel sont en général ouverts de 8 h à 22 h, tous les jours.
- All America : surtout implantée à Santo Domingo. Propose des appels internationaux un peu moins chers.
- Tricom : cette compagnie se démarque des autres par le réseau, et bien entendu des tarifs moins élevés.
- Le call back : ce n'est pas vraiment défendu, ce n'est pas vraiment autorisé, mais c'est surtout extrêmement économique pour appeler en Europe, le coût des communications étant moins élevé qu'avec Verizon, tant en fax qu'en appel. C'est un système inspiré de celui d'Internet : l'opérateur appelle un numéro aux États-Unis, d'où une machine cherche votre correspondant et vous rappelle. Les callbacks sont en général assez bien signalés, ce qui tend à prouver que ce n'est pas complètement illégal.

- De la France vers la République dominicaine : 00 + 1809 (indicatif du pays) + numéro du correspondant.
- De la République dominicaine vers la France : 011 + 33 + indicatif région (sans le 0) + numéro du correspondant.

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* Prix trouvé par un internaute le 29/07/2008 à 20h50

Dernière mise à jour : le 30/07/2008 à 20h50

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